<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Push-Start.be: le site d&#039;Arthur &#34;MaSQuE&#34; Meurant. &#187; Articles.</title>
	<atom:link href="http://www.push-start.be/category/articles/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.push-start.be</link>
	<description>Une révolution de l&#039;esprit.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 23:42:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
		<item>
		<title>Hall &amp; Oates &#8211; H2O.</title>
		<link>http://www.push-start.be/2011/01/hall-oates-h2o/</link>
		<comments>http://www.push-start.be/2011/01/hall-oates-h2o/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2011 18:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MaSQuE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles musicaux.]]></category>
		<category><![CDATA[Articles.]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur "MaSQuE" Meurant]]></category>
		<category><![CDATA[Charlie « Mr Casual » DeChant]]></category>
		<category><![CDATA[Daryl Hall]]></category>
		<category><![CDATA[G.E. Smith]]></category>
		<category><![CDATA[H2O]]></category>
		<category><![CDATA[Hall & Oates]]></category>
		<category><![CDATA[John Oates]]></category>
		<category><![CDATA[Tom « T-Bone » Wolk]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.push-start.be/?p=1802</guid>
		<description><![CDATA[Ouvrez vos esgourdes, il est temps pour vous de découvrir le son de ceux dont la R.I.A.A. dit qu'ils sont« the most successful duo in the history of recorded music ».
(Ce genre d'accolades est offert après les premiers 80 millions d'exemplaires vendus.)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: small;"> </span></p>
<p lang="fr-FR"><img class="alignright" src="http://files.push-start.be/images/h2o_01.jpg" alt="" width="144" height="143" />Certains groupes semblent destinés à flotter <em>in limbo</em> entre deux esquifs de clarté. Portés au firmament lors de leur apogée, ils semblent voués à ne plus être par la suite qu&#8217;anecdotes minuscules face à l&#8217;Histoire d&#8217;une Musique aux lettres capitales. Sitôt remarqués sitôt oubliés, diront les plus cyniques d&#8217;entre-vous. Mais l&#8217;oubli n&#8217;a qu&#8217;un temps, celui du passage des modes qui par vagues cycliques ramènent parfois à nos oreilles l&#8217;écho du plus distant des refrains.</p>
<p>Ouvrez vos esgourdes, il est temps pour vous de découvrir le son de ceux dont la <strong>R.I.A.A</strong>. dit qu&#8217;ils sont« <em>the most successful duo in the history of recorded music</em> ». (Ce genre d&#8217;accolades est offert après les premiers 80 millions d&#8217;exemplaires vendus.)</p>
<p><span id="more-1802"></span></p>
<h3><strong>Deux petits gars de Philadelphie.</strong></h3>
<p><img class="alignleft" src="http://files.push-start.be/images/h2o_02.jpg" alt="" width="241" height="160" />Avant de pouvoir poser la moindre note sur support vinylique, il leur faut d&#8217;abord se rencontrer. C&#8217;est à Philadelphie que se joue la scène. Venus au <strong>Adelphi Ballroom</strong> dans deux groupes différents ils finiront poussés vers le même ascenseur par des agents de sécurité paniqués. Deux gangs avaient jugé judicieux de se tirer dessus durant le concert. Cloués là par une situation improbable <strong>John Oates</strong> (né en 1949, un nain moustachu) et <strong>Daryl Hall</strong> (de 1946, un grand blond) se retrouvent au même endroit au même moment.</p>
<p lang="fr-FR">Petit à petit, les deux gars discutent. Se rendent compte qu&#8217;ils aiment le même type de musique. La Soul. Smokey Robinson. Les Temptations. Une musique qui vient de quelque part. Le hasard faisant bien les choses, ils se rendent compte qu&#8217;ils sont tous deux étudiants dans la section musicale de la <strong>Temple University</strong>. Cette conversation ne sera pas leur dernière. Et deux ans plus tard, ils forment un duo. Musical, s&#8217;entend.<br />
Trois ans plus tard, en 1969, ils sont signés chez <strong>Atlantic Records</strong>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="572" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/vZZngTkp54I?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="572" height="270" src="http://www.youtube.com/v/vZZngTkp54I?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Leurs premiers efforts oscillent entre un style folk mâtiné de soul et de la simple musique pop-rock. Malgré l&#8217;effort des producteurs renommés comme <strong>Arif Mardin</strong> ou <strong>Todd Rundgren</strong> consenti afin de rendre le tout cohésif; les disques n&#8217;arrivent pas à se vendre. Le public ne sait trop par quel coin prendre ces disques expérimentaux en dents de scie, ce qui n&#8217;empêche pas deux de leurs titres («<em>Sara Smile</em>» et «<em>She&#8217;s Gone</em>») de percer dans les charts R&amp;B. Malgré quelques titres sympathiques créés durant cette période &#8211; dont ceux tirés de leur album <strong>X-Static</strong> porté par le guitariste virtuose <strong>G.E. Smith</strong> &#8211; on ne peut pas dire que les seventies auront été la décade d&#8217;Hall &amp; Oates.</p>
<h3><span style="font-size: medium;">Mais les années quatre-vingt, par contre&#8230;</span></h3>
<p lang="fr-FR">Endurcis par une dizaine d&#8217;années passées à trimer dans l&#8217;ombre des dieux du disco, Hall &amp; Oates comptent bien graver leur nom à même le sillon de cette décennie nouvelle. Par quelques hits successifs tels que « <em>I can&#8217;t go for that</em> », « <em>Private Eyes</em> » ou « <em>Kiss on my list</em> »; ils gravissent les charts <em>R&amp;B</em> d&#8217;habitude dominés par des brothers. En quelques années, ils ont fait oublier leurs faiblesses passées et inventent même leur propre son; le <em>Rock &amp; Soul</em>. Ce style sera illico qualifié par la critique de l&#8217;époque comme du « <em>blue eyed soul</em> ».<br />
Un terme aux connotations péjoratives pour les deux compères. On peut comprendre pourquoi, nul artiste n&#8217;aimerait être catalogué par la couleur de sa peau et cela quelle que soit sa discipline.<br />
Parlez-en à <strong>Basquiat</strong>; il vous dira pourquoi.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="572" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ccenFp_3kq8?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="572" height="270" src="http://www.youtube.com/v/ccenFp_3kq8?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3><span style="font-size: medium;">H2O, l&#8217;onde pure venue de 1982.</span></h3>
<p><img class="alignright" src="http://files.push-start.be/images/h2o_03.jpg" alt="" width="162" height="232" />La musique est une vague.</p>
<p lang="fr-BE">Une succession de moments imbriqués à la seconde près pour susciter une réaction dans vos cerveaux excités. Avec ses synthés et ses textes ciselés par des choeurs portés à fleur de peau, <strong>H2O</strong> peut être considéré comme le magnum-opus du duo de Philadelphie. Contrairement à leurs premiers 33 tours destinés à élaborer les bases de leur style, celui-ci est un mélange presque parfait de leurs influences. Entre la Soul, le Funk et la Pop se trouve leur style; le « <strong>Rock &amp; Soul</strong> » à la Hall &amp; Oates. À la Soul, ils empruntent une technique vocale parfaite constituée d&#8217;harmonies inatteignables au commun des mortels. Au Funk, ils volent une version simplifiée des basses rythmiques caractéristiques du style des <strong>Brothers Johnson</strong>. Un tel brouet pourrait paraître superficiel, construit en laboratoire, mais par le produit d&#8217;une douce alchimie c&#8217;est un élixir des plus pur qui nous est servi.</p>
<p lang="fr-BE"><strong>H20</strong> n&#8217;est cependant pas un album parfait. Pour être franc, nul ne l&#8217;est.<br />
Mais ce qu&#8217;il a de remarquable, c&#8217;est son équilibre génial vacillant de l&#8217;excellent au médiocre sans jamais tomber dedans. Des vallons escarpés de « <em>Maneater</em> »/« <em>Family man</em> » aux poignantes « <em>Open all night</em> » et « <em>One on one</em> »; l&#8217;on nous présente un univers cohérent de quarante-sept minutes et huit secondes. Un continuum musical, un océan électromagnétique destiné à changer vos synapses. Une minute, l&#8217;on danse; l&#8217;autre, l&#8217;on est surpris par la justesse émotionnelle des textes. À chaque instant l&#8217;on ressent.</p>
<h3><span style="font-size: medium;">Un effort d&#8217;équipe.</span></h3>
<p>Mais imputer le succès de leur démarche à leurs seules qualités personnelles serait injuste vis-à-vis des nombreux virtuoses qu&#8217;ils ont employés pour en arriver là. L&#8217;oreille avisée remarquera ici la présence de <strong>G.E. Smith</strong> comme guitariste principal. Là les pointes de génie de <strong>Charlie « Mr Casual » DeChant</strong> au saxophone. Ou même des fondations posées tout autour par la basse de <strong>Tom « T-Bone » Wolk</strong>. Tous des spécialistes dans leur domaine. Tous maîtrisés par Daryl Hall et John Oates afin de réaliser ce style de musique si particulier qu&#8217;ils avaient en tête; le « <strong>Rock &amp; Soul</strong> ».</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="572" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/yRYFKcMa_Ek?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="572" height="270" src="http://www.youtube.com/v/yRYFKcMa_Ek?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.push-start.be/2011/01/hall-oates-h2o/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chromeo &#8211; Business Casual.</title>
		<link>http://www.push-start.be/2010/10/chromeo-business-casual/</link>
		<comments>http://www.push-start.be/2010/10/chromeo-business-casual/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 17:58:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MaSQuE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles musicaux.]]></category>
		<category><![CDATA[Articles.]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur "MaSQuE" Meurant]]></category>
		<category><![CDATA[Business Casual]]></category>
		<category><![CDATA[Chromeo]]></category>
		<category><![CDATA[Dave-1]]></category>
		<category><![CDATA[David Macklovitch]]></category>
		<category><![CDATA[electrofunk]]></category>
		<category><![CDATA[P-Thugg]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Germayel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.push-start.be/?p=1527</guid>
		<description><![CDATA[De nos jours, il me semble que la musique est profondément divisée entre deux clans principaux: ceux prétendant ne pas se la péter et ceux qui assument leur frime excessive. Chromeo fait partie de la seconde catégorie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>﻿﻿<span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">De nos jours, il me semble que la musique est profondément divisée entre deux clans principaux: ceux prétendant ne pas se la péter <img class="alignright" src="http://files.push-start.be/images/cbc_01.jpg" alt="" width="151" height="151" />et ceux qui assument leur frime excessive.</span></p>
<p lang="fr-BE">Il devient difficile de prendre un café en ville sans manquer se casser la gueule sur une demi-douzaine de pseudos-rockers-jazzmen-choristes à la croix de bois qui font «<em>vraiment ça pour le plaisir de l&#8217;art</em>» en repompant l&#8217;un ou l&#8217;autre groupe semi-obscur que seuls des gens dotés d&#8217;une oreille aussi éduquée que la nôtre sont à même de déceler dans leurs borborygmes roots. A croire que quelque part une manufacture en contreplaqué les cisèles à partir de magie noire, de colle et de vieilles pochettes de disques de <strong>Frank Zappa</strong>. C&#8217;est cette multitude uniforme de geignards qui font semblant sans se l&#8217;admettre qui rendent tellement spécial le duo que l&#8217;on nomme <strong>Chromeo</strong>.</p>
<p lang="fr-BE"><span id="more-1527"></span></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="572" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KP7mxcvGejQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="572" height="270" src="http://www.youtube.com/v/KP7mxcvGejQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3><span style="font-size: medium;">De qui?</span></h3>
<p lang="fr-BE">On dit de ces deux electrofunkateers de Montréal qu&#8217;ils sont « <em>le seul partenariat efficace entre un juif et un arabe</em> ». Et c&#8217;est pas faux; c&#8217;est Chromeo. Vous connaissez tous l&#8217;histoire familière de deux jeunes gens qui se rencontrent durant leur adolescence et finissent ensemble par concocter dans leur froide mansarde des albums au son dérivé de celui de leurs idoles. Seulement, il serait de bon ton à notre époque d&#8217;en être simplement « <em>inspiré</em> » et non pas « <em>une repompe fidèle et servile de diverses influences produites jusqu&#8217;à en crever</em> ». C&#8217;est cependant cette seconde voie que suivirent <strong>David Macklovitch</strong> (Dave-1) et <strong>Patrick Germayel</strong> (P-Thugg) dès l&#8217;age de quinze ans. Voyez-vous, le petit David est le frère d&#8217;<strong>A-Trak</strong> un DJ vainqueur du fameux prix DMC en 1997 et fut donc élevé dans une atmosphère ou le vinyle était omniprésent.</p>
<p lang="fr-BE">Flashforward jusqu&#8217;en 2001; David bosse avec <strong>Tiga</strong> dans un magasin de disques à Montréal et ce dernier lui demande de lui produire du hip-hop. Un an plus tard, Dave-1 et P-Thugg signent sur son label Turbo et commencent à se mettre tout doucement au travail. Faudrait pas qu&#8217;ils se pètent le dos non plus.</p>
<p lang="fr-BE"><img class="alignleft" src="http://files.push-start.be/images/cbc_02.jpg" alt="" width="252" height="189" /></p>
<h3><span style="font-size: medium;">She&#8217;s in Control</span></h3>
<p lang="fr-BE">Vocodeur au dents, le duo sort son premier album « <em><strong>She&#8217;s in control</strong></em> » en 2004. C&#8217;est un flop mémorable, mais il contient « <em>Needy Girl</em> » un titre qui deviendra au fur et à mesure de ses remix répétés un vrai succès en boite. Tel est le passeport qu&#8217;il fallait au son de ces deux gars pour qu&#8217;il quitte son Québec natal. Et tandis que leur musique fait le tour du monde de coin sombre en coin sombre; le duo se permet un break de trois qui permettra à Mr. Maklovitch d&#8217;entamer des études en littérature française à l&#8217;Université de Columbia.<br />
De retour en 2007, les Laurel &amp; Hardy de l&#8217;electrofunk impressionnent. Leur second LP <strong><em>Fancy Footwork</em></strong> exsude un son chaud mélange magico-électronique de <strong>Survivor</strong>, <strong>Klymaxx</strong>, <strong>Sylvester </strong>et <strong>Hall &amp; Oates </strong>qui saura faire fondre le coeur d&#8217;une partie de la critique musicale contemporaine.  Pour beaucoup, c&#8217;est comme si l&#8217;on découvrait une petite tribu parfaitement conservée de New Romantics campée depuis tant d&#8217;années dans une ancienne colonie brittanique. Tout d&#8217;un coup, la planète semble vouloir se souvenir qu&#8217;à une époque elle dansait sur des mélodies jouées au synthé, soutenues par une basse rythmique quasi-funky et rehaussée de quelques falcettos mâtinés de vocodeur. Ca y est, les eighties sont de retour et c&#8217;est du monde que Chromeo fait le tour.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="572" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ppNC0uAaCv0?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="572" height="270" src="http://www.youtube.com/v/ppNC0uAaCv0?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3><span style="font-size: medium;">Et bardaf, c&#8217;est l&#8217;embardée.</span></h3>
<p><img class="alignright" src="http://files.push-start.be/images/cbc_03.jpg" alt="" width="210" height="241" />Leur nouvel album « <em><strong>Business Casual</strong></em> » est un pur paradoxe. D&#8217;un côté, il y a une image, de l&#8217;autre du texte; et au milieu il y a un de ces bizarres disques optiques qui faisaient tellement futuristes dans les années septante. Quand on le met dans son mange-disques digitaux; l&#8217;on ressent des émotions qui vont de la déception la plus abjecte à un bizarre état jubilatoire inexplicable. Car c&#8217;est un disque inégal qui va du pire (la pathétique tentative de chanson française intitulée « <em><strong>J&#8217;ai claqué la porte</strong></em> ») au meilleur de ce que le groupe peut produire (les inoxydables « <strong><em>Night by Night</em></strong> », « <em><strong>Don&#8217;t Turn the Lights On</strong></em> » ou « <strong><em>I&#8217;m Not Contagious</em></strong> »). Pour la plus grosse partie, le mélange fonctionne; mais l&#8217;on sent les limites de leur virtuosité technique proche du fanservice sur ce troisième disque où l&#8217;on peut mettre près de la moitié de leur production à la poubelle. Cependant, si vous aimez la musique clinquante qui porte des raybans, est propice aux envolées soudaines de violons lyriques, à la basse omniprésente au son synthétisé sur Korg; vous devriez tenter l&#8217;aventure proposée par <strong>Dave-1</strong> et <strong>P-Thugg</strong>. C&#8217;est pas faux: c&#8217;est <strong>Chromeo</strong>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.push-start.be/2010/10/chromeo-business-casual/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>J&#8217;en ai: Trophées.</title>
		<link>http://www.push-start.be/2010/07/jen-ai-trophees/</link>
		<comments>http://www.push-start.be/2010/07/jen-ai-trophees/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 23:30:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MaSQuE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles vidéoludiques]]></category>
		<category><![CDATA[Articles.]]></category>
		<category><![CDATA[Achievements]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur "MaSQuE" Meurant]]></category>
		<category><![CDATA[Push-Start.be]]></category>
		<category><![CDATA[PuSTA]]></category>
		<category><![CDATA[Trophées]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.push-start.be/?p=1308</guid>
		<description><![CDATA[Débloquer des succès, tel est le nouveau sport issu de l’actuelle génération d’œuvres vidéoludiques. Ces trophées virtuels ont été aperçus pour la première fois sur une machine d’origine américaine dont il se peut que vous ayez déjà entendu parler. La <strong>Xbox 360</strong>, d’après ce que mes sources dans l’industrie me disent. Au début, le concept était contrôlé, maîtrisé. Mais de nos jours, l’invasion est presque complète. Que ce soit sur PC ou consoles, l’on en a trop fait.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Débloquer des succès, tel est le nouveau sport issu de l’actuelle génération d’œuvres vidéoludiques. Ces trophées virtuels ont été aperçus pour la première fois sur une machine d’origine américaine dont il se peut que vous ayez déjà entendu parler. La <strong>Xbox 360</strong>, d’après ce que mes sources dans l’industrie me disent. Au début, le concept était contrôlé, maîtrisé. Mais de nos jours, l’invasion est presque complète. Que ce soit sur PC ou consoles, l’on en a trop fait.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img src="http://files.push-start.be/images/jat_01.jpg" alt="" width="300" height="323" /><p class="wp-caption-text">Ci-dessus: un vrai trophée.</p></div>
<p><span id="more-1308"></span></p>
<h3>High-Score</h3>
<p><img class="  alignleft" src="http://files.push-start.be/images/jat_02.jpg" alt="" width="181" height="135" /></p>
<p>Imaginez une époque où les gens s’affrontaient face-à-face &#8211; ou côte-à-côte &#8211; dans la pénombre des salles enfumées sur des oeuvres que l’on réserverait actuellement aux systèmes de récupération de petite monnaie en ligne. Bienvenue dans l’univers des arcades. Un lieu étrange et puissant où les dieux électriques étaient honorés par leurs puissants disciples durant des joutes mesurables définissant le niveau de puissance des cultes locaux. A l’époque le <strong>high-score</strong> était définitif, mémorable et légendaire.</p>
<p><strong>Il signifiait quelque chose</strong>. (Généralement que quelqu’un venait de passer quelques mois à s’entraîner de manière intensive pour une future tendinite et qu’avant même de succomber à la douleur de celle-ci ; il avait par hasard triomphé.) Des légendes entières étaient construites sur les duels disputés dans ces arènes futuristes des eighties. Des sagas écrites en chiffres stiffés sur le monolithique bord des machines prévenaient les bleus de la barrière d’entrée avant de pouvoir prétendre à une forme de perfection.  Et tel <em>Spartacus</em>, un seul héros s’extirpait du peuple pour lui montrer la voie.</p>
<h3>2010: l&#8217;Année du Premier Contact.</h3>
<p><img class="alignright" src="http://files.push-start.be/images/jat_03.jpg" alt="" width="235" height="347" /></p>
<p>Intérieur jour. Une chambre familière. Un homme devant son écran meurt depuis dix minutes après avoir tué deux ennemis d’un seul coup de grenade . Quelques petits pas. Gros boum.</p>
<p>Petite mort. Rincer et répéter.</p>
<p>Quel type de comportement obsessionnel –compulsif décris-je dans cette fable de l’esprit ? Celui du gars qui débloque avec méthode des centimètres supplémentaires pour son membre virtuel. Depuis que ces genres de détails pullulent dans nos jeux, des combats télématiques à distance unissent des poches de joueurs en fratries sanguinaires. Tout le monde connait celui qui sort victorieux de ce genre de cercle masturbatoire. C’est le fameux gars « qui n’a rien d’autre à fo*tre ». Et peut donc se permettre de débloquer tous les Achievements d’Avatar The Last Airbender pour finalement dépasser <strong>D@rk_N@rUtOkekeke</strong>, son ennemi juré. Les high-scores sont maintenant pondérés, aplanis à la massue pour rentrer dans des cases standardisées. Vidés de leur sens ils demeurent dans un coin de l’esprit peu visité, comme un souvenir d’une époque épique maintes fois révolue.</p>
<h3>&laquo;&nbsp;Ouais, je viens de refaire inFAMOUS, histoire d&#8217;avoir tout.&nbsp;&raquo;</h3>
<p>Ce genre de démarches peut tuer tout engouement que l’on peut avoir pour les jeux-vidéos. Et à un sens plus large, pour Le Jeu Vidéo. Quand l’on a fait de son hobby un travail, l’on finit par aller au bureau pour se détendre. Je suis assez vieux que pour savoir deux choses cruciales : je jouerai sans-doute toute ma vie d’une manière ou d’une autre ; ce temps sera pris au détriment d’autres choses. Ajoutez à cela l’inévitable mortalité de l’être humain et vous comprendrez que je vous enjoins de ne pas gâcher de précieuses minutes de vos vies à prouver votre virtuosité à grands coups de paluches.</p>
<p>J’admettrai cependant que certains créateurs ont à l’occasion eu une excellente idée en créant l’une de ces attractions d’aujourd’hui. Comme dans Uncharted 2, où un Nathan à peine remis d’une bastos dans le bide doit aller caresser des Yaks. J’admettrai aussi avoir parié un gros paquet de pognon qu’un jour «<em> quelqu’un ferait un jeu où il est trop possible de caresser des Yaks, yo</em>. » Les deux sont peut-être liés.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 360px"><img src="http://files.push-start.be/images/jat_04.jpg" alt="" width="350" height="319" /><p class="wp-caption-text">Yak (sans Daxter).</p></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.push-start.be/2010/07/jen-ai-trophees/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Se sentir un peu à l&#8217;E³.</title>
		<link>http://www.push-start.be/2010/06/se-sentir-un-peu-a-le%c2%b3/</link>
		<comments>http://www.push-start.be/2010/06/se-sentir-un-peu-a-le%c2%b3/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 20:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MaSQuE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles vidéoludiques]]></category>
		<category><![CDATA[Articles.]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur "MaSQuE" Meurant]]></category>
		<category><![CDATA[E3]]></category>
		<category><![CDATA[E³]]></category>
		<category><![CDATA[Push-Start.be]]></category>
		<category><![CDATA[PuSTA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.push-start.be/?p=1225</guid>
		<description><![CDATA[Sony: « et maintenant, on sait faire tout ce que Microsoft et Nintendo font; mais en mieux. Car nos produits sont de couleur noire et vachement glossy. »]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://files.push-start.be/images/e3_logo.jpg" alt="" width="101" height="126" /></p>
<p><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;">L&#8217;homme est un animal d&#8217;habitudes: de repas indigestes pris à intervalles réguliers, de sièges de toilettes invariablement laissés dans la mauvaise position; d&#8217;odeurs et de bruits indignes de la faune comme de la flore. Bref, un animal qui finalement n&#8217;a rien de l&#8217;instinct de conservation qui permet à tant de marsupiaux de fuir lorsqu&#8217;ils voient les troupeaux bipèdes déferler sur le <strong>Convention Center de Los-Angeles</strong> pour étudier les tendances futures de l&#8217;industrie vidéoludique. Nul n&#8217;est censé s&#8217;aventurer seul dans ce désert de béton que seuls des américains pourraient qualifier d&#8217;habitable.<br />
C&#8217;est pourquoi je vous enjoins de lacer vos rangers frêle humain, vous et moi partons en safari par l&#8217;esprit pour saisir au vif le zeitgeist du média vidéoludique d&#8217;aujourd&#8217;hui.</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;"><span id="more-1225"></span></span></p>
<h2><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;"> </span><strong><span style="font-size: medium;">Nintendo: « </span><span style="font-size: medium;"><em>on a du software, mais juste assez que pour vous donner envie d&#8217;acheter le hardware qui va avec</em></span><span style="font-size: medium;">. </span><span style="font-size: medium;"><em>Oh, mais que vois-je? Mais c&#8217;est un nouveau Kid Icaruuuuuuuus.</em></span><span style="font-size: medium;"> »</span></strong></h2>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 397px"><img class=" " src="http://files.push-start.be/images/kiu_01.jpg" alt="" width="387" height="251" /><p class="wp-caption-text">&quot;Noooon! Gunpey, que t&#39;ont-ils fait?&quot;</p></div>
<p lang="fr-BE">Tel aurait tout aussi bien pu être la phrase d&#8217;introduction de Reggie Fils-Aime cette année quand il avança son gigantesque corps de luchador au milieu de la scène louée par Nintendo pour louer ses titres. Car cette année, Big N et ses sbires n&#8217;étaient pas là que pour parler de jeu vidéo.</p>
<p lang="fr-BE">Oh que non. Ils étaient aussi là pour parler de hardware et apparaître dans des petits films promotionnels pourris censés vendre les produits de l&#8217;année. Car après vous avoir vendu une Wii dépourvue de jeux mais dotée d&#8217;un système de contrôle révolutionnaire que les autres constructeurs commencent à peine à égaler, Nintendo s&#8217;est enfin décidé à remettre au goût du jour le <strong>Virtual Boy</strong> pour le XXIème siècle.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 435px"><img src="http://files.push-start.be/images/3ds_01.jpg" alt="" width="425" height="275" /><p class="wp-caption-text">Le futur rencontre le futur.</p></div>
<p lang="fr-BE"><strong>Nintendo 3DS. </strong>Tel est le nom de code de cet énième format bicéphale de console portable issue des laboratoires de Mister Mario. La particularité de ce charmant petit objet? La 3D!<br />
Oh, je sais que cela fait des dizaines d&#8217;années que l&#8217;on tente de vous vendre la 3D. On vous l&#8217;a d&#8217;abord amenée comme une révolution de l&#8217;esprit quand les jeux quittaient leur méthodes de représentation à base de sprites pour arriver enfin dans une époque polygonale. Puis on vous a forcé à changer trois ou quatre fois de machines car la troidé était devenue bien trop moche et qu&#8217;une nouvelle génération de processeur graphique capable d&#8217;afficher plus de cheveux était sortie. (Ce qui explique pourquoi tout le monde était chauve dans les jeux futuristes jusqu&#8217;au milieu des nineties, en fait.)<br />
Mais cette fois-ci, c&#8217;est la bonne, on a cessé de vous prendre pour des quiches; on vous vend enfin des images en relief « pour de vrai ».</p>
<h2><span style="font-size: medium;">Et les jeux dans tout cela?</span></h2>
<p lang="fr-BE">Bizarrement pour rester la console de salon la plus vendue de tous les temps, la Wii n&#8217;aura besoin que: d&#8217;un remake/sacrilège de <strong>GoldenEye</strong>, d&#8217;un<strong> Zelda </strong>fait pour le Wii Motion Plus nommé <strong>Skyward Sword</strong> (ce qui donne bien Zel Da S.S. en abrégé) et d&#8217;un <strong>Kirby Epic Yarn</strong> qui saura enfin absorber trois fois son poids en poussière sur les étals des revendeurs.<br />
Ah et  ils ont aussi un <strong>Metroid: Other M</strong> produit par la <strong>Team Ninja</strong> connue pour les implants mammaire de leurs héroïnes. Bizarrement, c&#8217;est le titre le plus prometteur du lot selon bien des critères.</p>
<p><object style="background-image: url(http://i3.ytimg.com/vi/vWR0rjXmVSc/hqdefault.jpg);" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/vWR0rjXmVSc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="background-image: url(http://i3.ytimg.com/vi/vWR0rjXmVSc/hqdefault.jpg);" type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="350" src="http://www.youtube.com/v/vWR0rjXmVSc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" wmode="transparent" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p lang="fr-BE">Bien des titres restés à l&#8217;état de rumeur sur le monolithe souspuissant de Nintendo ont par contre été confirmés comme logiciels 3DS. J&#8217;admettrai que ça fait bizarre de voir soudain repoindre sur format portable le <strong>Street Fighter IV </strong>et le <strong>Resident Evil Revelation</strong> sous-entendus par Capcom sur Wii. Cependant, c&#8217;est compréhensible. La 3DS semble être au moins aussi puissante que la Wii, et avec une résolution verticale inférieure à celle proposée par la console de salon; l&#8217;on peut comprendre que ces jeux seront plus fluides sur format de poche tout en profitant de l&#8217;effet trwadé. Comme quoi, il semblerait que chaque nouvelle console Nintendo doive phagocyter l&#8217;un de ses ancêtres pour se faire de la place au soleil.</p>
<h2><span style="font-size: medium;">Sony: « </span><span style="font-size: medium;"><em>et maintenant, on sait faire tout ce que Microsoft et Nintendo font; mais en mieux. Car nos produits sont de couleur noire et vachement glossy</em></span><span style="font-size: medium;">. »</span></h2>
<p><em>La Wiimote la plus précise de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité! Des jeux de tous types qui en tirent parti! Kevin Butler, un acteur payé pour porter un nom ridicule sur scène! Enfin, de la 3D domestique qui nécessite de se payer un écran hors de prix et de porter des lunettes dont l&#8217;impact sur la vue n&#8217;a pas encore été mesuré par l&#8217;industrie pharmaceutique! Une souscription payante au PSN qui donne accès à des jeux gratos temporairement vôtres et pour lesquels vous avez payé! Tout ça et plus dans votre futur proche! Ouaiiiis!</em></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 435px"><img src="http://files.push-start.be/images/Move_01.jpg" alt="" width="425" height="275" /><p class="wp-caption-text">Existe avec lubrifiants aqueux ou à base de vaseline.</p></div>
<h2><span style="font-size: medium;">La stratégie de pfff&#8230;</span></h2>
<p>Sony ne sait pas vraiment quoi faire depuis le début de cette génération de consoles. Choqué par les ventes astronomiques de la Wii et la capacité de Microsoft à vendre un design défaillant sur le dos d&#8217;exclusivités de qualité; le géant a perdu de sa superbe. Ces derniers temps il a sorti la tête de l&#8217;eau, au prix du lancement d&#8217;une seconde version de la PS3 censée lui faire perdre moins d&#8217;argent par exemplaire vendu. Elle est glossy là où ça compte pour choper des traces de doigts.</p>
<p lang="fr-BE"><span style="font-size: small;">Seulement, le design et les performances ne sont pas tout. Il faut des jeux pour vendre une console. Cette année, Sony vous propose les suites des jeux que vous avez déjà vu sur format PS:<strong> Twisted Metal</strong>, <strong>MotorStorm: Apocalypse</strong>, <strong>Killzone 3</strong>, <strong>inFamous 2</strong>, <strong>LittleBigPlanet 2</strong> et <strong>Gran Turismo 5</strong>. (Un titre qu&#8217;ils arrivent à vendre à divers types d&#8217;avancement depuis la fin de la première démo.) Que dire de cette liste? Ce sont effectivement des jeux dont la qualité potentielle n&#8217;est pas à démontrer. Mais où sont les surprises inédites? HEIN?! Dans le patch d&#8217;Heavy Rain pour rendre le titre compatible avec Move peut-être?!</span></p>
<p lang="fr-BE">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 435px"><img src="http://files.push-start.be/images/3d_01.jpg" alt="" width="425" height="275" /><p class="wp-caption-text">Voici les discrètes lunettes nécessaires à voir la 3D sur PS3.</p></div>
<h2><span style="font-size: medium;">Microsoft: « </span><span style="font-size: medium;"><em>pour contrer ces connards de face de citron, on a décidé de sortir une console slim noire et un EyeToy parfait. Les deux sont vachement glossy. Et si ça suffit pas, on leur balance une atomique.</em></span><span style="font-size: medium;"> »</span></h2>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 435px"><img src="http://files.push-start.be/images/360_01.jpg" alt="" width="425" height="275" /><p class="wp-caption-text">&quot;Maintenant disponible en modèle aimant à tâches de doigts&quot;.</p></div>
<p lang="fr-BE"><span style="font-size: small;">Et tout est dit, Eddy.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.push-start.be/2010/06/se-sentir-un-peu-a-le%c2%b3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le DLC, un &#171;&#160;ami&#160;&#187; qui veut vos biens.</title>
		<link>http://www.push-start.be/2009/11/le-dlc/</link>
		<comments>http://www.push-start.be/2009/11/le-dlc/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 23:33:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MaSQuE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles vidéoludiques]]></category>
		<category><![CDATA[Articles.]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur "MaSQuE" Meurant]]></category>
		<category><![CDATA[DLC]]></category>
		<category><![CDATA[Push-Start.be]]></category>
		<category><![CDATA[PuSTA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.push-start.be/?p=1270</guid>
		<description><![CDATA[Aujourd'hui, prenez votre fouet ancestral avec vous: nous allons jeter un oeil au monde du DLC.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parfois, l&#8217;on pense au contenu téléchargeable comme la pénultième chance d&#8217;une daube mal finie par des stagiaires devenus alcooliques lors du développement d&#8217;un quelconque titre. A d&#8217;autres moments, c&#8217;est la démarche paresseuse de l&#8217;éditeur qui un oeil sur son compte en banque se dit que «<em>finalement, un skin d&#8217;armure pour cheval pourrait faire rentrer quelques deniers bien nécessaires à la création de la prochaine armure équine</em>».<br />
Aujourd&#8217;hui, prenez votre fouet ancestral avec vous: nous allons jeter un oeil au monde du <strong>DLC</strong>.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 358px"><img src="http://files.push-start.be/images/dlc_01.jpg" alt="" width="348" height="198" /><p class="wp-caption-text">Ci-dessus: le comble du DLC.</p></div>
<p><span id="more-1270"></span></p>
<h3>Donne la caillasse.</h3>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 298px"><img class=" " src="http://files.push-start.be/images/dlc_02.jpg" alt="" width="288" height="200" /><p class="wp-caption-text">RUN DLC, le fameux inventeur du DLC. (Et son crew, of course.)</p></div>
<p>Nous avons été stupides, en masse. Individuellement nous fûmes l&#8217;équivalent d&#8217;<strong>Isaac Newton</strong> remarquant que la gravité existe en se prenant une lourde pomme sur la tronche, mais ce ne fut en rien une expérience agréable. Car nous vivons maintenant dans un monde où <strong>UbiSoft</strong> peut se permettre de sortir un jeu dont la fin n&#8217;est pas incluse à l&#8217;intérieur de la boite et de demander 60€ pour les trois quarts d&#8217;un jeu. Avant de vous demander quelques deniers de plus pour profiter de l&#8217;épilogue bâti par vous tout au long des huit heures de jeu payées plein pot. (La question ici n&#8217;est pas de savoir s&#8217;il était bon ou mauvais. Non, c&#8217;est de savoir par quelle magie surréaliste l&#8217;on peut de nos jours vendre un jeu qui se termine sur la promesse d&#8217;un épilogue sans l&#8217;inclure sur le disque payé par le joueur et où il reste accessoirement quelques gigas de place pour l&#8217;inclure.) Que ceux qui ont reconnu le premier <strong>Prince of Persia</strong> next-gen lèvent la main. Que ceux qui ont payé pour voir la fin se filent trois baffes de ma part en stéréo. Faut pas encourager le mercantilisme de base des éditeurs. Sinon qui sait où ils s&#8217;arrêteront? Dans le futur, il se peut que vous ayez un travail d&#8217;inséminateur artificiel d&#8217;aliens ventripotents très chatouilleux. Il se peut aussi que votre seul plaisir après une dure journée passée au système de fertilité de la Planète Berzak soit de jouer à l&#8217;un ou l&#8217;autre jeu musical aux instruments holographiques hors de prix, sur lequel vous serez obligé de jouer du <strong>Tokyo Hotel</strong>. Qui sait?</p>
<h3>Rock Band Marketplace Edition</h3>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 363px"><img class="  " src="http://files.push-start.be/images/dlc_03.jpg" alt="" width="353" height="199" /><p class="wp-caption-text">(Cette image n&#39;a aucun rapport avec l&#39;article, j&#39;avais juste envie de montrer LEGO Freddy Mercury.</p></div>
<p>Dans le lot, la démarche la plus philosophiquement acceptable est celle proposée par Harmonix et Neversoft dans leur jeux musicaux. (À savoir, respectivement <strong>Rock Band</strong> et <strong>Pas Rock Band</strong>.) L&#8217;on peut y dépenser de l&#8217;argent pour ne pas devoir supporter les 30% de musique catastrophique proposée par diverses majors et autres éditeurs de contenu musical pour assurer la promotion de leur groupes à l&#8217;international. Ce que j&#8217;appelle le syndrome « S<em>uperbus dans Guitar Hero: Les Légendes du Rock </em>».<br />
Ma proposition géniale pour encore améliorer la situation? Simple, que l&#8217;on puisse dépenser 90% du prix du jeu directement sur le <strong>Marketplace</strong> afin de se construire la compilation parfaite qui répond à nos besoins musicaux. Ce serait la bande-son assurée de répondre au motto « all killer, no filler » de tout un chacun. Car ce n&#8217;est pas parce que la majorité des joueurs de jeux avec instruments en plastoque ont des goûts musicaux de chiotte que je dois en payer littéralement le prix quand je désire faire plink et plonk rythmiquement en massacrant du <strong>Blue Oyster Cult</strong> mort bourré. (Pendant ce temps là, Guitar Hero devrait en être arrivé par pur dépit à son édition « <em>Henry Dès Metal</em> ».)</p>
<h3>DLC: délicieuse liqueur capiteuse?</h3>
<p>À notre époque s&#8217;opère une révolution de l&#8217;esprit sans pareil dans l&#8217;histoire des jeux-vidéos, des jeux peuvent êtres vendus sans avoir même à se salir un seul instant sur l&#8217;étal de revendeurs situés dans le méprisable monde physique. Il est ainsi possible à de mini chefs d&#8217;oeuvre comme <strong>World of Goo</strong>, <strong>LostWinds</strong>, <strong>MegaMan 9</strong>, <strong>fl0wer</strong>, <strong>Shadow Complex</strong> et autres d&#8217;exister sans devoir s&#8217;assurer contre l&#8217;éventuel bouillon représenté par la lourde infrastructure nécessaire à mettre le produit en rayons. (Surtout qu&#8217;il est toujours possible que le jeu ne se vende tout simplement pas à ce prix dans le monde réel car il serait vu comme un produit cheap noyé dans des centaines de produits de la même gamme de prix et dotés de licences plus reconnues. Comme <strong>Crazy Frog Racer</strong>.) Cela représente certes un danger. Car si ce système de livraison de bonheur à domicile devenait la norme, l&#8217;on perdrait l&#8217;un des incentifs qui ont poussé les joueurs de jeux-vidéos à acheter leur jeux pendant des années. J&#8217;ai nommé, <strong>La Boite</strong>. On peut se demander si la volonté des éditeurs de faire des économies sur tout ce qui n&#8217;est pas le logiciel ne poussera pas l&#8217;objet de collection qu&#8217;était la boite vers la porte de sortie. Mais cela me semble improbable, après tout la plupart des jeux téléchargeables d&#8217;envergure qui sortent de nos jours le font accompagnés d&#8217;une version « collector  contenant quelques goodies insignifiants.<br />
J&#8217;ai évidemment une solution qui marie tradition et fioutcheur d&#8217;une manière unique et futée: pourquoi ne pas pouvoir imprimer soi-même de vraies boites vides pour ces jeux immatériels. Ainsi des années d&#8217;obsession compulsive peuvent se marier avec la révolution qui pourrait la détruire.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 291px"><img class=" " src="http://files.push-start.be/images/dlc_04.jpg" alt="" width="281" height="372" /><p class="wp-caption-text">La fameuse boite édition collector de MegaMan 9, qui n&#39;aurait pas envie de mettre sa sur sa cheminée?</p></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.push-start.be/2009/11/le-dlc/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Guerre des Cons(oles).</title>
		<link>http://www.push-start.be/2009/09/la-guerre-des-consoles/</link>
		<comments>http://www.push-start.be/2009/09/la-guerre-des-consoles/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 19:47:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MaSQuE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles vidéoludiques]]></category>
		<category><![CDATA[Articles.]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur "MaSQuE" Meurant]]></category>
		<category><![CDATA[Fanboy]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre des Cons(oles)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.push-start.be/?p=1249</guid>
		<description><![CDATA[Si dans l’ombre des constructeurs fourbissent de gros budgets publicitaires et des éditeurs préparent des jeux bombastiques pour soutenir de nouveaux formats mirifiques : c’est qu’une nouvelle guerre de cons(oles) s’enclenchera bientôt pour démarrer la prochaine année fiscale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-weight: normal;">Atari</span><span style="font-weight: normal;">, c’est pourri; </span><span style="font-weight: normal;">Amiga</span><span style="font-weight: normal;"> vaincra. </span><span style="font-weight: normal;">SEGA</span><span style="font-weight: normal;">, c’est plus fort que toi. Vivez dans votre monde, jouez dans le nôtre.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;"> </span></strong></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 322px"><img class=" " src="http://files.push-start.be/images/gdc_01.jpg" alt="" width="312" height="390" /><p class="wp-caption-text">&quot;Hello... Ladies.&quot;</p></div>
<p>Vous connaissez tous ces slogans quasi-guerriers scandés par des générations de joueurs aux intentions pures mais aux démarches vides, ces risibles concours de bits orchestrés par des publicitaires ravis d’avoir sous leur coupe un public aussi profondément crédule que passionné.<br />
C’est l’histoire de la construction du médium vidéoludique qui se dessine escarmouche après escarmouche, génération après génération, victoire stérile après victoire stérile. Si dans l’ombre des constructeurs fourbissent de gros budgets publicitaires et des éditeurs préparent des jeux bombastiques pour soutenir de nouveaux formats mirifiques : c’est qu’<strong>une nouvelle guerre de cons</strong>(oles) s’enclenchera bientôt pour démarrer la prochaine année fiscale.</p>
<p><span id="more-1249"></span></p>
<h3>Blast Processing</h3>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 353px"><img class=" " src="http://files.push-start.be/images/gdc_02.jpg" alt="" width="343" height="225" /><p class="wp-caption-text">&quot;Like being a joke for years to come in the gaming world... Oh WAIT!&quot;</p></div>
<p>Tel était le terme promotionnel scientifico-débilos concocté par<strong> SEGA</strong> pour expliquer l’extrême vitesse de <strong>Sonic</strong> sur la <strong>MegaDrive</strong>. Il était bien entendu vide de sens jusqu’au moindre tiret. (Une fois traduit il donne : calcul par explosion. Ce qui, pour ce que j’en comprends, est le nom officiel utilisé par les ingénieurs de <strong>Microsoft</strong> pour qualifier leur travail de conception sur la 360.)<br />
Ce qui ne l’empêchera pas d’être repris par l’intégralité de la presse vidéoludique de l’époque comme une délicatesse linguistique à utiliser avant sa date de péremption. De nos jours, le terme réapparait au rythme des ressorties d’oldies de l’époque sur nos plateformes de téléchargement modernes. Ironiquement, certes ; mais cela marque cependant le fait que des milliers de cerveaux ont été violés par un terme vide de sens qui n’est devenu drôle que quand les gens se rendirent compte de sa totale vacuité. J’appelle ça… <em>l’effet Daïkatana</em>.</p>
<p>On ne peut pas en vouloir au <strong>SEGA</strong> des eighties d’avoir joué sur la naïveté de leurs acheteurs pour souligner le pourtant indéniable avantage technique de la <strong>MegaDrive</strong> sur la <strong>NES</strong>. Il est tout aussi logique de voir Sony vendre aujourd’hui une console quasi-équivalente à sa compétitrice directe comme une Rolls Royce vidéoludique dont le slogan est « <em>it only does everything</em> ». (Bon, la <strong>PS3</strong> ne fait pas encore percolateur et ne fait plus<strong> PS2</strong>; mais vous pouvez être certains qu’au moment où j’écris ces lignes d’ingénieux ingénieurs japonais bossent sur une manière de vous vendre ces deux fonctions par DLC.)<br />
La publicité n’est pas à mettre en cause, elle fait ce qu’elle est censée faire. Le boulot des agences de communication est bien de transformer du pognon en un message capable de générer plus de flouze par la vente des produits associés au susdit message. Nous pouvons par contre en vouloir à ceux qui aveuglés par la satisfaction semi-sexuelle procurée par leur nouvelle acquisition se font les évangiles prétendument impartiaux d’un message publicitaire pur.</p>
<p>C’est-à-dire, <strong>les fanboys</strong>, ou «<em>garçons faons</em>».</p>
<h3>Découvrez votre Fanboy Interieur en quelques minutes</h3>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 360px"><img class="  " src="http://files.push-start.be/images/gdc_03.jpg" alt="" width="350" height="246" /><p class="wp-caption-text">Cette publicité existe pour de vrai, je tiens à le souligner.</p></div>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Répondez franchement à ces quelques questions par vrai ou faux et vous saurez aisément si vous êtes, ou étiez, un <em>garçon faon</em>. </span></strong></p>
<p>1- « <em>Pour moi, les jeux-vidéos, se sont terminés avec la <strong>DreamCast</strong>. Quoi</em>. »<br />
2- « <em><strong>Mario</strong>, et d’ailleurs les jeux <strong>Nintendo</strong> en général, ont une sorte de  qualité presque artistique qui leur font dépasser le simple jeu-vidéo pour toucher à une sorte d’art majeur qui pourrait être apprécié par tous. De sept à septante-sept ans. Snirfl.</em> »<br />
3- « <em><strong>Microsoft</strong>, ouais ce que j’aime chez eux c’est qu’ils font pas des jeux pour gonzes. C’est de la pure testostérone et du design bien beefy qui fait pèter les watts. Yééé boooi. </em>»<br />
4- « <em>Ben chez moi c’est la tradition. On achète tout <strong>Sony</strong> car on est secrètement nationalistes du soleil levant malgré le fait qu’on est occidentaux. Et je dis nous, même si je suis tout seul. Alors, chez moi en tout cas. On, enfin je, respecte la suprématie nippone du hardware japonais qui a sauvé les jeux-vidéos du grand crash produit par les jeux américains à la fin des années septante</em>. »<br />
Si vous avez sérieusement répondu « oui » à l’une de ces propositions, je ne peux que vous enjoindre à suivre un traitement psychiatrique. D’urgence.</p>
<p>Ce genre de phrases, parfois sous des formes à peine lisibles, représente la majorité des témoignages que l’on peut lire sur les forums de jeux-vidéos du monde entier. Quand je lis ce genre de posts, je ne peux que tenter de me représenter mentalement le type de joueur déçu que chacun de ces messages résume. C’est une forme de déception vis-à-vis du message publicitaire qui est la cause de cette désaffection aigre ou de cette suprématie infondée qui se lit dans ce genre de missives jetées dans l’infini par des gens qui beuglent avec leurs doigts devant des <strong>PC</strong>s.</p>
<p>Leur péché ? Avoir pris pour parole d’évangile des messages destinés à faire bouger des stocks d’invendus. Leur enfer ? Faire partie d’un camp qu’ils considèrent floués d’une victoire illusoire ou inatteignable qui leur semblait pourtant destinée. Leur rédemption ? Jouer sans prétention.</p>
<h3>Aliénation, j&#8217;écris ton nom.De manière approximative. En Caps Lock</h3>
<p><img class="alignleft" src="http://files.push-start.be/images/gdc_04.jpg" alt="" width="270" height="324" /></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Jouer à un jeu-vidéo pour des raisons externes à ses qualités intrinsèques est une forme d’aliénation mentale que le fanboy évangéliste de base met en avant comme mode de vie. L’on ne fait pas de vieux os dans les tranchées de la guerre des cons(oles).<br />
Que l’on soit con(testaire), con(scrit) ou même simplement con(cerné) : le futur est le même pour tous les participants au massacre. Avec de la chance, votre coalition gagne. Jusqu’à ce qu’elle perde. (Jusqu’ici aucun constructeur n’a gagné sur plus de deux générations successives.) Et là, votre monde s’écroule car ce que vous considériez comme des valeurs intangibles mais universelles devient des opinions aux yeux de ceux qui vous entourent. Tout d’un coup, </span><span style="font-weight: normal;">SEGA</span><span style="font-weight: normal;"> n’est plus fort que toi. </span><span style="font-weight: normal;">Atari est pourri. Ami gras vaincra</span><span style="font-weight: normal;">. Et à la fin, l’on doit jouer dans le monde des autres. Inévitable déchéance d’un vétéran de ce genre d’affrontements.</span></strong></p>
<p>Il est tentant d’imaginer qu’une déesse de la justice vidéoludique sourit sur l’industrie à chaque fois que ses acteurs majeurs sont prêts à sortir une nouvelle génération de machines. C’est mignon de la prier métaphoriquement de sourire sur l’un ou l’autre format en se faisant l’outil imaginaire d’une évangélisation en son nom inexistant. Mais il est presque criminel que ce genre de messages presque toujours inconséquent accapare les espaces de discussions censés nous permettre de parler des jeux que l’on aime. Remarquez que les seules personnes assez passionnées que pour tenter de percer dans la presse vidéoludique sont des fanboys. Ce qui nous permet de rajouter au statut quasi-généralisé de pamphlet publicitaire de notre presse spécialisée celui de ramassis d’anciens fanboys plus ou moins repentis et vaguement incapables d’écrire. (Pour un exemple lumineux de ce dont je parle, relisez les Joypad datés des environs de la sortie de la <strong>GameCube</strong> en Europe. Un classique de l’humour involontaire.)<br />
Pensez-vous vraiment que gueuler très fort que l’on aime le sushi à qui veut l’entendre et qu’on pense que c’est un mets incroyablement supérieur au hamburger change l’avis de quiconque ? Non, cela fait juste passer les amateurs de sushi pour des quiches.</p>
<h3>Mangez des bons Sashimiiiis !</h3>
<p>C’est pareil pour les consoles. Je n’ai cure de votre fétichisme manufacturé à grands coups de teasers pour la console <em>Helghaste</em> de la semaine ou le périphérique <em>Spartan</em> du mois. Ce qui compte, c’est que la machine ait des bons jeux. Et non pas le fait que l’architecture qui permet à ces titres de prendre forme est théoriquement plus puissante que sa concurrente quand elle a le vent dans le dos.<br />
Il est pourtant ridicule de voir autant d’animosité se développer sur un médium aux aspirations si pures: utiliser la puissance de la technologie issue de la recherche militaire pour une chose aussi enfantine que jouer.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.push-start.be/2009/09/la-guerre-des-consoles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Yellow Magic Orchestra; et l&#8217;électricité se fit musique.</title>
		<link>http://www.push-start.be/2008/08/yellow-magic-orchestra-et-lelectricite-se-fit-musique/</link>
		<comments>http://www.push-start.be/2008/08/yellow-magic-orchestra-et-lelectricite-se-fit-musique/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2008 17:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MaSQuE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles musicaux.]]></category>
		<category><![CDATA[Articles.]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur "MaSQuE" Meurant]]></category>
		<category><![CDATA[Haruomi Hosono]]></category>
		<category><![CDATA[Push-Start.be]]></category>
		<category><![CDATA[Ryuichi Sakamoto]]></category>
		<category><![CDATA[Yellow Magic Orchestra]]></category>
		<category><![CDATA[Yukihiro Takahashi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.push-start.be/?p=722</guid>
		<description><![CDATA[Et la musique fut. Le vingtième siècle fut musical, ou il ne fut pas. Dur d’imaginer l’impact d’un centenaire qui vit l’apparition de mouvements disparates variant du jazz au hard-rock et cela sur tout les continents de notre belle planète. Surtout sur l’Arctique. Cette évolution effrenée de l’expression mélodique de l’humain s’opéra dans un contexte particulier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="spip">Et la musique fut.</h3>
<p><img class="alignright" src="http://files.push-start.be/images/Image_YMO01.jpg" alt="" width="162" height="159" /></p>
<p>Le vingtième siècle fut musical, ou il ne fut pas. Dur d’imaginer l’impact d’un centenaire qui vit l’apparition de mouvements disparates variant du jazz au hard-rock et cela sur tout les continents de notre belle planète. Surtout sur l’Arctique. Cette évolution effrenée de l’expression mélodique de l’humain s’opéra dans un contexte particulier défini par une diffusion de plus en plus massive des oeuvres composées et l’évolution technologique qui permit de passer de Bartok à Bashung. Un nouveau monde s’ouvrait aux tympans de l’homo sapiens, le futur était là.</p>
<p><span id="more-722"></span></p>
<h3>1978, l’homme se mécanise.</h3>
<p class="spip">L’Europe se remet d’une récession sans précédent, le peuple pleure la disparition des <em>golden-sixties</em>, cette décennie où l’âge d’or de l’humanité semblait assuré par un système social paroxysmique et l’utilisation massive de psychotropes. L’apathie règne, Baudouin est Roi des belges. Malgré lui le badaud extralucide ne peut s’empêcher de réprimer un frisson : <strong>Sandra Kim</strong> n’a pas encore gagné l’Eurovision, <strong>Dschinghis Khan</strong> ne le gagnera jamais et <strong>Telex</strong> n’a pas encore eu l’honneur de ridiculiser la Belgique dans ce même évènement. Mais quelque part, une diode d’espoir éclaire les instruments de jeunes gens habillés en rouge.</p>
<p class="spip"><strong>Kraftwerk</strong> sort <em>Die Mensch Machine</em> dans une Allemagne qui n’est pas encore réunifiée. Une révolution se poursuit sur les bases de leur premier album de <em>synthpop, Radio-Activity</em>. Celle de la musique électronique. Cri synthétique d’une génération ayant lu Asimov dont Philip K. Dick est le mentor et qui si elle survit aux oeuvres de ce dernier se délectera bientôt des écrits de Dan Simmons. Les sinueuses surfaces des vyniles de ce quator font résonner sur la planète entière en mode analogique leur prémonition d’un futur digital à la mélancolie désabusée toute européenne. L’écho porte loin et bientôt une réponse nous parvient des confins de l’espace, les japonais ont inventé l’Electropop.</p>
<h3 class="spip">Yellow Magic Orchestra</h3>
<p><img class="alignleft" src="http://files.push-start.be/images/Image_YMO02.jpg" alt="" width="200" height="202" /></p>
<p>Telle est la révélation nippone et le nom de leur premier album. L’idée vient d’un simple bassiste/claviériste nommé <strong>Haruomi Hosono</strong>, petit-fils du seul survivant japonais du Titanic. Il veut sortir un album studio utilisant la pointe de la technologie pour créér de nouveaux sons et va donc engager des musiciens pour l’accompagner. <strong>Yukihiro Takahashi</strong> est engagé car il sait simultanément chanter et jouer de la batterie, ce qui en soi est déjà presque miraculeux. <strong>Ryuichi Sakamoto</strong>, talentueux pianiste sorti de la <em>Tokyo National University of Fine Arts</em> est sélectionné pour sa virtuosité et sa capacité à utiliser de nouvelles technologies. (Certainement le plus indépendant du lot, il aura après l’aventure Y.M.O. une remarquable carrière solo. Il signera entre autres la musique du film <em>Talons Aiguilles </em>d’Almodovar, du <em>Snake Eyes</em> de Brian de Palma et jouera un capitaine maquillé face à David Bowie dans <em>Furyo.</em>) Le trio de base est formé et voguant sur une vague cosmique ils vont ébranler le Japon comme le ferait un tsunami électronique.</p>
<p>Grâce à une publicité pour les cassettes Fuji, leurs symphoniques envolées funky vibrent dans l’oreille interne de milliers d’auditeurs. Personne n’avait encore entendu un son pareil, sorte de funk électronique construit sur des bases classiques. Une légende nait et la coupe de cheveux Techno devient à la mode. (Elle est encore portée de nos jours par nombre de business-men employés dans divers zaibatsus des plus respectables.)</p>
<h3 class="spip">1979, Solid State Survivor</h3>
<p><img class="alignright" src="http://files.push-start.be/images/Image_YMO03.jpg" alt="" width="175" height="175" /></p>
<p>Leur second album leur assure un succès d’estime planétaire, ils joueront alors à travers le monde pour de petits comités d’érudits éclairés. Au Japon, les ventes phénoménales continuent. <strong>Rydeen</strong>, le single tiré de cet album est un chef d’oeuvre qui perce l’esprit et réarrange les neurones de celui qui l’écoute. Quintessence de puissance et d’efficacité dans l’exécution d’un des sytèmes rythmiques pop les plus compliqués de l’époque propulse son auditeur maintenant engoncé dans une armure de diamant vers l’espace intersidéral pour abattre un dragon mécanique par le simple pouvoir de la pensée. Ce charmant chef d’oeuvre kitsch qui bippe est encore régulièrement le titre le plus téléchargé sur iTunes au pays d’Ultraman. En France, les responsables de la localisation d’une série pour enfants se payent un des titres de leur second album pour confectionner leur générique de fin. Ironie, il s’agit d’X-OR 2.</p>
<h3 class="spip">Tighten Up</h3>
<p>Remarqués lors d’un concert par des producteurs américains issus de chez <em>A&amp;M</em> le groupe japonais effectuera un voyage vers le pays des <em>French Fries</em>. En Amérique, on ne sait comment qualifier ce son nouveau tellement plus riche que la méconnue musique électronique européenne. Au pif, on fera passer Y.M.O. dans l’émission télévisuelle essentielle des <em>vibes</em> afro-américaines : le légendaire <strong>Soul Train</strong>. C’est le seul groupe asiatique à y passer, l’une des rares formations non-noires à s’y produire. On aperçoit sur un coin de la piste un japonais danser le disco avec une femme faisant deux fois sa taille, il lui apprend le mouvement confectionné pour la chanson. Le <strong>Tighten Up</strong>. Un miracle se produit et le monde multicolore réuni dans cette salle se dandine de concert, suivant l’injonction chaloupée d’un humble salaryman. Le temps lui-même s’interrompt. Cinq minutes durent une éternité groovy.</p>
<p>Quelques tics plus tard, le présentateur interviewe stupéfait leur batteur, seul membre capable de feindre la maîtrise de rudiments d’anglais. Sa question : «<em>Pouvez-vous rapporter votre musique à celle d’un autre groupe ?</em> » La réponse de Takahashi vient après de longues secondes de réflexion. «<em>Kraftwerk</em>». Après un rire géné, <strong>Big Don Cornelius</strong> avoue ignorer de quoi il s’agit.<br />
La boucle est bouclée.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.push-start.be/2008/08/yellow-magic-orchestra-et-lelectricite-se-fit-musique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Peux-tu test? Ou comment critiquer le média vidéoludique.</title>
		<link>http://www.push-start.be/2006/11/peux-tu-test/</link>
		<comments>http://www.push-start.be/2006/11/peux-tu-test/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 12:37:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MaSQuE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles vidéoludiques]]></category>
		<category><![CDATA[Articles.]]></category>
		<category><![CDATA[10/10!]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur "MaSQuE" Meurant]]></category>
		<category><![CDATA[comment critiquer le médium vidéoludique]]></category>
		<category><![CDATA[Docteur Cooking Kawashimama]]></category>
		<category><![CDATA[peux-tu test?]]></category>
		<category><![CDATA[Push-Start.be]]></category>
		<category><![CDATA[PuSTA]]></category>
		<category><![CDATA[Wii Santé Faciale]]></category>
		<category><![CDATA[www.push-start.be]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.push-start.be/?p=443</guid>
		<description><![CDATA[Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique. La vision traditionnelle du test de jeu-vidéo repose sur un score final pseudo-scientifique, basé ou non sur une moyenne des facteurs individuels censés composer le titre. C&#8217;est pour cette raison que sont cotés séparément les graphismes, le son, la présentation, le gameplay et parfois même l&#8217;attrait du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Peux-tu test?</h1>
<h3>Ou comment critiquer le médium vidéoludique.</h3>
<p><img class="alignleft" title="Yes, we can! -_-°" src="http://files.push-start.be/images/imageptt.jpg" alt="" width="328" height="184" />La vision traditionnelle du test de jeu-vidéo repose sur un score final pseudo-scientifique, basé ou non sur une moyenne des facteurs individuels censés composer le titre. C&#8217;est pour cette raison que sont cotés séparément les graphismes, le son, la présentation, le gameplay et parfois même l&#8217;attrait du produit à longue échéance. Un jeu « parfait » serait alors l&#8217;agencement à la perfection d&#8217;éléments parfaits.</p>
<p>Nous voilà en train d&#8217;élever la tautologie au rang de figure de style tout en oubliant que ce qui fait une oeuvre c&#8217;est qu&#8217;elle est plus que la somme de ses parties, et non une partie de ses sommes. Découvrez dans les quelques lignes qui suivent comment cesser de tester pour commencer à critiquer&#8230;</p>
<p><span id="more-443"></span></p>
<h2>Critères à terre.</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 364px"><img src="http://files.push-start.be/images/ptt_02.JPG" alt="10/10!" width="354" height="199" /><p class="wp-caption-text">10/10!</p></div>
<p>Amusant de voir parmi les éléments censés constituer un bon jeu-vidéo figurer la présentation. Qui est pour IGN «<em>une catégorie qui inclut tout, du manuel à la boite en passant par les menus, les chargements et les options incluses</em>». Oui, les américains testent aussi les boites dans lesquels les jeux-vidéos sont vendus, sans-doute pour faire baver leurs piratins sur les trésors qu&#8217;ils ratent. Ils doivent être verts de ne pas avoir payé 60$ un boitier DVD en plastique de couleur fantaisie (brun, gris, blanc, verdâtre), un manuel bichrome publié sur papier cul et la luxueuse jaquette en offset sur laquelle est passé l&#8217;intégralité du budget impression pour la simple raison que c&#8217;est là le seul élément que l&#8217;acheteur peut voir en magasin. J&#8217;admets, le packaging c&#8217;est important. Ca me permet de manger des biscuits intacts sans les confectionner de mes mains. Mais à une époque ou des chef d&#8217;oeuvres sortent dématérialisés, on sent déjà qu&#8217;une partie de l&#8217;argument packaging disparait petit à petit. Au fait, c&#8217;est comment une boite digne de 10/10? En métal embossé? Avec des paillettes? Tétraèdrique?</p>
<p>Les autres critères, le son, les graphismes (mais pas ceux issus des menus, visiblement), le gameplay (dénué de ses chargements, car c&#8217;est plus logique); sont ici le jeu en lui-même. Est-il cependant suffisant d&#8217;énumérer que les graphismes sont «c<em>holis</em>», le son «<em>audible et bien phat</em>» et que le gameplay «<em>marche avec la manette</em>»?<br />
Non. Car l&#8217;évolution du médium vidéoludique a rendu obsolète toute tentative de quantification de ses systèmes de représentation audiovisuels. On ne peut plus compter les pixels, les sprites, et se contenter de dire que le son est en stéréo. De même, cette évolution rendra bientôt accessible toute l&#8217;histoire de son médium. Chaque jeu devra bientôt être mis face à l&#8217;univers des titres qui le précèdent et ainsi gagner sa place au panthéon de ces humbles oeuvres destinées à éveiller en nous par des moyens virtuels des émotions bien réelles. Face à cette révolution de l&#8217;esprit, une autre s&#8217;impose: celle des moyens employés pour qualifier un jeu-vidéo.</p>
<h2>Revenons à nos boutons.</h2>
<p>Un jeu-vidéo s&#8217;articule selon trois axes: le fantasme qu&#8217;il propose, la représentation qui en est faite et l&#8217;adéquation à celle-ci de la performance tirée de la machine propulsant le titre. L&#8217;application d&#8217;une certaine forme de cheminement semi-intellectuel/semi-instinctif permettra de se contenter de ces trois directions pour dresser l&#8217;image mentale de l&#8217;état d&#8217;esprit dans lequel l&#8217;expérience peut plonger son joueur.</p>
<p>Par fantasme j&#8217;entends cette construction de l&#8217;imagination signe de bonne santé psychique qui permet au sujet s&#8217;y mettant en scène d&#8217;exprimer et de satisfaire un désir ou de surmonter une angoisse. En termes vidéoludiques, c&#8217;est l&#8217;effet recherché, l&#8217;émotion que l&#8217;auteur veut susciter. Pour en parler, le mieux est tout simplement&#8230; d&#8217;en parler. L&#8217;on propose un avis par la description, la comparaison, la référence aux notions de genre et de mise en scène héritées des arts classiques et de leurs techniques. Mais si un sabir incompréhensible est le résultat de cette réflexion, ça ne sert à rien. Se faire comprendre est primordial et il ne faut pas avoir honte de simplifier.<br />
Chaque personne a des aspirations différentes en se mettant face à un jeu-vidéo. Certains ont visiblement envie de jouer à des daubes infâmes. Après tout, elles se vendent. D&#8217;autres préfèrent les chefs d&#8217;oeuvre. L&#8217;on doit donc tenir compte de l&#8217;éventualité d&#8217;un public pour chaque titre, essayer de le cerner et de le comprendre. Pour finalement pouvoir expliquer en quoi il peut plaire et déplaire, à qui, et pourquoi. Si un type quelque part à envie de pouvoir exploser des grenouilles débiles dans Crazy Frog Racer, c&#8217;est son droit de se payer une daube infâme pour réaliser son fantasme. Et même si l&#8217;on respecte sa position, (qui doit être assez perverse), l&#8217;on n&#8217;est en rien obligé de le suivre.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 304px"><img src="http://files.push-start.be/images/ptt_03.png" alt="Wii Facial Training édition Punch-Out!! du docteur Cooking Kawashimama." width="294" height="166" /><p class="wp-caption-text">Wii Facial Training édition Punch-Out!! du docteur Cooking Kawashimama.</p></div>
<p>Représentation et symbole sont les mamelles des codes audiovisuels ludonumériques. La première  évoque par l&#8217;artifice le sujet du fantasme en définissant les codes conditionnant l&#8217;appréhension que le joueur est supposé en avoir. (Ce qui peut rater, la représentation sérieuse du désir de certains d&#8217;être un cyborg vert pétant dans un monde de playmobils nous a quand même donné l&#8217;hilarante série Halo). La seconde permet de faire de pixels agencés avec amour l&#8217;image d&#8217;un champignon vénéneux bon pour la santé ou d&#8217;une croix synonyme peu intuitif de « points de vie ». Un symbole pourri peut achever un bon jeu, comme nous l&#8217;apprend Burnout Paradise et sa carte illisible en SD et à peine déchiffrable en HD.<br />
A nouveau, décrire, comparer, se faire comprendre par la référence; devrait permettre de faire deviner à l&#8217;autre ce que l&#8217;on a ressenti en jouant. Le code est ici important, on peut résumer un titre en disant que «<em>péplum fantastique et beat&#8217;em up bidimensionnel, c&#8217;est l&#8217;éprouvante histoire comique d&#8217;un culturiste mozaïqué MegaDrive qui défonce des loups bicéphales et des monstres à la Bosch pour se transformer en usant des bonus qu&#8217;ils contiennent</em>».<br />
Pan, <strong>Altered Beast</strong> décrit en dix secondes.</p>
<p>Le principe de jeu le plus merveilleux au monde peut être anéanti par des contrôles au tonus digne d&#8217;une chaussette, des graphismes qui rament et des bugs qui effacent vos sauvegardes. C&#8217;est dans un concept fourre-tout d&#8217;adéquation du titre à sa machine que l&#8217;on range tout ces soucis qui font que la technique vient parfois s&#8217;interposer entre une excellente idée et sa réalisation en tant que jeu. Qu&#8217;un jeu soit «<em>à la pointe de la technologie</em>» n&#8217;a aucune importance car la ligne de démarcation entre ce que l&#8217;on est censé trouver laid, ou beau, recule indéfiniment à l&#8217;avantage prétendu des titres à venir. Avantage tout relatif, car ils seront eux aussi à terme qualifiés de vieilleries hideuses par l&#8217;une ou l&#8217;autre personne. Tout ce qui importe techniquement c&#8217;est que la représentation du fantasme proposé soit la plus optimale possible: maniable, fluide, efficace dans l&#8217;effet qu&#8217;elle veut susciter. Bref, que le jeu soit adéquat à sa machine, qu’il lui convienne.</p>
<h2>Une révolution de l’esprit.</h2>
<p>Si les jeux-vidéos doivent prendre leur place à côté des autres médiums de divertissement, sans même éventuellement parler de l’avènement de jeux que l’on puisse considérer comme des œuvres d’art en tant que telles, ils doivent être vus autrement que comme des passe-temps abrutissants pour gamins et attardés. Il est remarquable de se dire que l’industrie du jeu-vidéo est en termes de chiffres d’affaires, si l’on inclut les ventes de hardware, la première industrie de grand spectacle au monde. Loin devant le cinéma, où l’on ne peut même pas agir sur les cinématiques en 3D…Et pourtant, du point de vue de la reconnaissance publique ces jeux sont considérés par beaucoup comme l’œuvre du diable ou même pire, d’une vacuité artistique totale. Ce qui n’est pas toujours vrai.</p>
<p>Pour changer les idées préconçues dans les crânes de gens qui n’ont jamais goûté aux mets qu’ils dénigrent, l’on n’a pas besoin de tests bourrés de superlatifs vides de sens et étayés par des chiffres dénués de valeur. Non, ce dont on a besoin c’est de parler à leur intelligence. De leur décrire le plaisir que l’on tire du jeu cette activité mentalement pure et jouissive tirée de l’interaction avec l’autre ou avec soi permise par la machine.<br />
Cela passe par le remplacement à terme du test canonique hérité des Joypad de notre enfance par un avis qui serait le reflet de l’adulte qui aurait grandi en les lisant. L&#8217;avis n&#8217;étant pas sentence définitive, il peut être partagé ou débattu sans offrir l&#8217;aspect péremptoire d&#8217;un simple score.<br />
Cette évolution, basée sur cette technique nouvelle de critique vidéoludique est celle de Push-Start.be. Rejoignez-donc une révolution de l’esprit.</p>
<p style="text-align: left;"><a class="a2a_dd" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkname=www.Push-Start.be%3A%20l%27%C3%A9mission%20vid%C3%A9oludique%20belge.&amp;linkurl=http%3A%2F%2Fwww.Push-Start.be"><img src="http://static.addtoany.com/buttons/share_save_256_24.gif" border="0" alt="Share/Save/Bookmark" width="256" height="24" /></a><script type="text/javascript">// <![CDATA[
a2a_linkname="www.Push-Start.be: l'émission vidéoludique belge.";a2a_linkurl="http://www.Push-Start.be";a2a_num_services=14;
// ]]&gt;</script><script src="http://static.addtoany.com/menu/locale/fr.js" type="text/javascript"></script><script src="http://static.addtoany.com/menu/page.js" type="text/javascript"></script></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.push-start.be/2006/11/peux-tu-test/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

