J’en ai: Trophées.
Débloquer des succès, tel est le nouveau sport issu de l’actuelle génération d’œuvres vidéoludiques. Ces trophées virtuels ont été aperçus pour la première fois sur une machine d’origine américaine dont il se peut que vous ayez déjà entendu parler. La Xbox 360, d’après ce que mes sources dans l’industrie me disent. Au début, le concept était contrôlé, maîtrisé. Mais de nos jours, l’invasion est presque complète. Que ce soit sur PC ou consoles, l’on en a trop fait.

Ci-dessus: un vrai trophée.
Se sentir un peu à l’E³.
juin 20, 2010 by MaSQuE
Filed under Articles., Critique Cruelle.

L’homme est un animal d’habitudes: de repas indigestes pris à intervalles réguliers, de sièges de toilettes invariablement laissés dans la mauvaise position; d’odeurs et de bruits indignes de la faune comme de la flore. Bref, un animal qui finalement n’a rien de l’instinct de conservation qui permet à tant de marsupiaux de fuir lorsqu’ils voient les troupeaux bipèdes déferler sur le Convention Center de Los-Angeles pour étudier les tendances futures de l’industrie vidéoludique. Nul n’est censé s’aventurer seul dans ce désert de béton que seuls des américains pourraient qualifier d’habitable.
C’est pourquoi je vous enjoins de lacer vos rangers frêle humain, vous et moi partons en safari par l’esprit pour saisir au vif le zeitgeist du média vidéoludique d’aujourd’hui.
Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique.
Peux-tu test?
Ou comment critiquer le médium vidéoludique.
La vision traditionnelle du test de jeu-vidéo repose sur un score final pseudo-scientifique, basé ou non sur une moyenne des facteurs individuels censés composer le titre. C’est pour cette raison que sont cotés séparément les graphismes, le son, la présentation, le gameplay et parfois même l’attrait du produit à longue échéance. Un jeu « parfait » serait alors l’agencement à la perfection d’éléments parfaits.
Nous voilà en train d’élever la tautologie au rang de figure de style tout en oubliant que ce qui fait une oeuvre c’est qu’elle est plus que la somme de ses parties, et non une partie de ses sommes. Découvrez dans les quelques lignes qui suivent comment cesser de tester pour commencer à critiquer…
Articles démasqués: la Révolution de l’Esprit selon MaSQuE!
Si cela vous dit, j’ai écrit quelques articles.
Ils sont rédigés pour notre partenaire PressStartButton (PSB, pour les gens dans le coup) et sont comme des Critical Hits portés sur diverses faiblesses élémentaires de l’industrie vidéoludique contemporaine. J’ai décidé pompeusement d’appeller ça “La Révolution de l’Esprit selon MaSQuE” et croyez-moi, le flacon est à la hauteur de l’ivresse que son contenu procure.
Ouvrez donc les portes de la connaissance, augmentez votre compréhension des divers sujets traités dans ma chronique mensuelle sur PressStartButton.
01: La Guerre des Cons(oles).
02: DLC, un “ami” qui vous vaut des biens.
03: Trop facile? Sérieux?!
04: Ô style, haut style; ou comment écrire le média vidéoludique.
05: En plein dans le micro; ou comment parler du média vidéoludique.
06: J’en ai: Trophées.
07: (Ethan) Mars 2010.
08: Le mois de “mais”.
Le DLC, un “ami” qui veut vos biens.
Parfois, l’on pense au contenu téléchargeable comme la pénultième chance d’une daube mal finie par des stagiaires devenus alcooliques lors du développement d’un quelconque titre. A d’autres moments, c’est la démarche paresseuse de l’éditeur qui un oeil sur son compte en banque se dit que «finalement, un skin d’armure pour cheval pourrait faire rentrer quelques deniers bien nécessaires à la création de la prochaine armure équine».
Aujourd’hui, prenez votre fouet ancestral avec vous: nous allons jeter un oeil au monde du DLC.

Ci-dessus: le comble du DLC.
La Guerre des Cons(oles).
Atari, c’est pourri; Amiga vaincra. SEGA, c’est plus fort que toi. Vivez dans votre monde, jouez dans le nôtre.

"Hello... Ladies."
Vous connaissez tous ces slogans quasi-guerriers scandés par des générations de joueurs aux intentions pures mais aux démarches vides, ces risibles concours de bits orchestrés par des publicitaires ravis d’avoir sous leur coupe un public aussi profondément crédule que passionné.
C’est l’histoire de la construction du médium vidéoludique qui se dessine escarmouche après escarmouche, génération après génération, victoire stérile après victoire stérile. Si dans l’ombre des constructeurs fourbissent de gros budgets publicitaires et des éditeurs préparent des jeux bombastiques pour soutenir de nouveaux formats mirifiques : c’est qu’une nouvelle guerre de cons(oles) s’enclenchera bientôt pour démarrer la prochaine année fiscale.
Yellow Magic Orchestra; et l’électricité se fit musique.
Et la musique fut.

Le vingtième siècle fut musical, ou il ne fut pas. Dur d’imaginer l’impact d’un centenaire qui vit l’apparition de mouvements disparates variant du jazz au hard-rock et cela sur tout les continents de notre belle planète. Surtout sur l’Arctique. Cette évolution effrenée de l’expression mélodique de l’humain s’opéra dans un contexte particulier défini par une diffusion de plus en plus massive des oeuvres composées et l’évolution technologique qui permit de passer de Bartok à Bashung. Un nouveau monde s’ouvrait aux tympans de l’homo sapiens, le futur était là.







