Rocket Knight Adventures, Critique Cruelle.

1993. Konami se propose d'inventer un opossum à propulsion dorsale pour la console sonique de SEGA. Résultat? L'un des meilleurs jeux du format.

Rocket Knight Adventures, Critique Cruelle. Rocket Knight Adventures, Critique Cruelle.

Hall & Oates – H2O.

Ouvrez vos esgourdes, il est temps pour vous de découvrir le son de ceux dont la R.I.A.A. dit qu'ils sont« the most successful duo in the history of recorded music ».

Hall & Oates – H2O. Hall & Oates - H2O.

Le Pot de Caste_10: Rencontrez Le Vidéoludiste.

Le Vidéoludiste se dévoile par l'entremise de son équipe dans ce "dernier" épisode du Pot de Caste.

Le Pot de Caste_10: Rencontrez Le Vidéoludiste. Le Pot de Caste_10: Rencontrez Le Vidéoludiste.

Mighty Morphin Power Rangers: The Movie, Critique en CinéMaSQuopE

Que voulez-vous, nous avons tous été enfants.

Mighty Morphin Power Rangers: The Movie, Critique en CinéMaSQuopE Mighty Morphin Power Rangers: The Movie, Critique en CinéMaSQuopE

Le Vidéoludiste ép. 4, l’arrivée de la micro-informatique : 1949 – 1983.

Dans ce quatrième épisode, Le Vidéoludiste revient trois cases en arrière pour vous donner une vision globale de l'arrivée de la micro-informatique sur Terre et de son implication dans l'histoire du jeu vidéo.

Le Vidéoludiste ép. 4, l’arrivée de la micro-informatique : 1949 – 1983. Le Vidéoludiste ép. 4, l'arrivée de la micro-informatique : 1949 - 1983.

Chromeo – Business Casual.

De nos jours, il me semble que la musique est profondément divisée entre deux clans principaux: ceux prétendant ne pas se la péter et ceux qui assument leur frime excessive. Chromeo fait partie de la seconde catégorie.

Chromeo – Business Casual. Chromeo - Business Casual.

Mighty Morphin Power Rangers: The Movie, Critique en CinéMaSQuopE

Que voulez-vous, nous avons tous été enfants.

Mighty Morphin Power Rangers: The Movie, Critique en CinéMaSQuopE Mighty Morphin Power Rangers: The Movie, Critique en CinéMaSQuopE

Bomb Jack, Critique Cruelle.

Ce n'est pas tous les jours qu'on peut dire d'une bombe qu'elle s'appelle... Jack.

Bomb Jack, Critique Cruelle. Bomb Jack, Critique Cruelle.

Citizen Kane, Critique en CinéMaSQuopE.

Pourquoi parler de Citizen Kane? Et bien...

Citizen Kane, Critique en CinéMaSQuopE. Citizen Kane, Critique en CinéMaSQuopE.

Hall & Oates – H2O.

janvier 26, 2011 by MaSQuE  
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Certains groupes semblent destinés à flotter in limbo entre deux esquifs de clarté. Portés au firmament lors de leur apogée, ils semblent voués à ne plus être par la suite qu’anecdotes minuscules face à l’Histoire d’une Musique aux lettres capitales. Sitôt remarqués sitôt oubliés, diront les plus cyniques d’entre-vous. Mais l’oubli n’a qu’un temps, celui du passage des modes qui par vagues cycliques ramènent parfois à nos oreilles l’écho du plus distant des refrains.

Ouvrez vos esgourdes, il est temps pour vous de découvrir le son de ceux dont la R.I.A.A. dit qu’ils sont« the most successful duo in the history of recorded music ». (Ce genre d’accolades est offert après les premiers 80 millions d’exemplaires vendus.)

Deux petits gars de Philadelphie.

Avant de pouvoir poser la moindre note sur support vinylique, il leur faut d’abord se rencontrer. C’est à Philadelphie que se joue la scène. Venus au Adelphi Ballroom dans deux groupes différents ils finiront poussés vers le même ascenseur par des agents de sécurité paniqués. Deux gangs avaient jugé judicieux de se tirer dessus durant le concert. Cloués là par une situation improbable John Oates (né en 1949, un nain moustachu) et Daryl Hall (de 1946, un grand blond) se retrouvent au même endroit au même moment.

Petit à petit, les deux gars discutent. Se rendent compte qu’ils aiment le même type de musique. La Soul. Smokey Robinson. Les Temptations. Une musique qui vient de quelque part. Le hasard faisant bien les choses, ils se rendent compte qu’ils sont tous deux étudiants dans la section musicale de la Temple University. Cette conversation ne sera pas leur dernière. Et deux ans plus tard, ils forment un duo. Musical, s’entend.
Trois ans plus tard, en 1969, ils sont signés chez Atlantic Records.

Leurs premiers efforts oscillent entre un style folk mâtiné de soul et de la simple musique pop-rock. Malgré l’effort des producteurs renommés comme Arif Mardin ou Todd Rundgren consenti afin de rendre le tout cohésif; les disques n’arrivent pas à se vendre. Le public ne sait trop par quel coin prendre ces disques expérimentaux en dents de scie, ce qui n’empêche pas deux de leurs titres («Sara Smile» et «She’s Gone») de percer dans les charts R&B. Malgré quelques titres sympathiques créés durant cette période – dont ceux tirés de leur album X-Static porté par le guitariste virtuose G.E. Smith – on ne peut pas dire que les seventies auront été la décade d’Hall & Oates.

Mais les années quatre-vingt, par contre…

Endurcis par une dizaine d’années passées à trimer dans l’ombre des dieux du disco, Hall & Oates comptent bien graver leur nom à même le sillon de cette décennie nouvelle. Par quelques hits successifs tels que « I can’t go for that », « Private Eyes » ou « Kiss on my list »; ils gravissent les charts R&B d’habitude dominés par des brothers. En quelques années, ils ont fait oublier leurs faiblesses passées et inventent même leur propre son; le Rock & Soul. Ce style sera illico qualifié par la critique de l’époque comme du « blue eyed soul ».
Un terme aux connotations péjoratives pour les deux compères. On peut comprendre pourquoi, nul artiste n’aimerait être catalogué par la couleur de sa peau et cela quelle que soit sa discipline.
Parlez-en à Basquiat; il vous dira pourquoi.

H2O, l’onde pure venue de 1982.

La musique est une vague.

Une succession de moments imbriqués à la seconde près pour susciter une réaction dans vos cerveaux excités. Avec ses synthés et ses textes ciselés par des choeurs portés à fleur de peau, H2O peut être considéré comme le magnum-opus du duo de Philadelphie. Contrairement à leurs premiers 33 tours destinés à élaborer les bases de leur style, celui-ci est un mélange presque parfait de leurs influences. Entre la Soul, le Funk et la Pop se trouve leur style; le « Rock & Soul » à la Hall & Oates. À la Soul, ils empruntent une technique vocale parfaite constituée d’harmonies inatteignables au commun des mortels. Au Funk, ils volent une version simplifiée des basses rythmiques caractéristiques du style des Brothers Johnson. Un tel brouet pourrait paraître superficiel, construit en laboratoire, mais par le produit d’une douce alchimie c’est un élixir des plus pur qui nous est servi.

H20 n’est cependant pas un album parfait. Pour être franc, nul ne l’est.
Mais ce qu’il a de remarquable, c’est son équilibre génial vacillant de l’excellent au médiocre sans jamais tomber dedans. Des vallons escarpés de « Maneater »/« Family man » aux poignantes « Open all night » et « One on one »; l’on nous présente un univers cohérent de quarante-sept minutes et huit secondes. Un continuum musical, un océan électromagnétique destiné à changer vos synapses. Une minute, l’on danse; l’autre, l’on est surpris par la justesse émotionnelle des textes. À chaque instant l’on ressent.

Un effort d’équipe.

Mais imputer le succès de leur démarche à leurs seules qualités personnelles serait injuste vis-à-vis des nombreux virtuoses qu’ils ont employés pour en arriver là. L’oreille avisée remarquera ici la présence de G.E. Smith comme guitariste principal. Là les pointes de génie de Charlie « Mr Casual » DeChant au saxophone. Ou même des fondations posées tout autour par la basse de Tom « T-Bone » Wolk. Tous des spécialistes dans leur domaine. Tous maîtrisés par Daryl Hall et John Oates afin de réaliser ce style de musique si particulier qu’ils avaient en tête; le « Rock & Soul ».

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