CheckPoint#0: Le pilote.
mai 10, 2010 by MaSQuE
Filed under Les émissions longue durée.

Et voilà! Frais comme un gardon, voici le numéro zéro de CheckPoint, l’émission qui – chaque mois – fait le point. Bonne écoute à tous, n’hésitez pas à laisser un maximum de questions, de propositions ou encore de critiques au sujet de cette émission, ça nous aidera à faire encore mieux lors de la prochaine!
Cette émission est présentée et préparée par : InkS.
Avec : Dick, Le Joueur du Grenier, MaSQuE et Kalyoz, Pixelo, PuNkY_BoY et Stargeek
Taille : 80.5 Mo
Durée : 58 minutes et 27 secondes.
Téléchargez cette révolution auditive, ici.
Vous pouvez retrouver MaSQuE sur Push-Start.be ainsi que sur PSB-TV, Le Joueur du Grenier sur sa chaine Youtube ainsi que sur PSB-TV, Pixelo sur Radio01.net, PuNkY_BoY sur Digitalgames.fr, PSB-TV et sur Press Start Button, Kalyoz sur Press Start Button et Push-Start.be et InkS sur Radio01.net et dans Level Up !.







Emission agréable à écouter, je dois dire ! Pas de temps mort.
Si un jour vous devez débattre, j’aurais voulu savoir ce que pense l’équipe de la copie, du piratage, du téléchargement illégal de jeux vidéos.
A mon sens, le résultat est de bonne facture. Surtout pour une première. Enfin, il est certain que mon micro en particulier est pérave. Ca c’est une évidence.
Je suis certain qu’on finira bien par parler du piratage, etc. C’est, après tout, un sujet toujours brulant dans le domaine de l’actualité vidéoludique.
Super podcast, intéressant et tout, mais le débat concernant les “journalistes” est un peu tronqué du fait qu’il ait été préempté quasi-totalement par un “journaliste” (ces guillemets sont intentionnels).
Il est un problème dont je ne comprends pas l’absence lors de cet échange de point de vue : le droit dit de courte citation n’est pas utilisé par nos pseudo-journaleux.
Pour rappel, en France c’est le code de la propriété intellectuelle qui le détermine, et en particulier l’article L122-5. Les conditions de la loi française sont simplement (art L122-5 CPI) : « Lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire : […] 3º Sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l’auteur et la source : a) Les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées ». Le droit de citation est gratuit et autorisé à tous. Le meilleur exemple de cela est le fameux Zapping de Canal+ qui use à fond de ce droit (merci wikipédia).
Venons en au fond : le dernier exemple en date est le fameux “NIER” : SQUARE/ENIX interdit toute capture du jeu réalisés par les sites internet spécialisés. Pourquoi ces sites ne font-ils pas jouer ce droit légitime ?
Hélas, je connais la réponse : ils ont la main dans le pot de confiture (éditions collectors, voire spéciale, press kit, soirées de lancement champagne-caviar, …) et rien ne les pousse à faire du vrai journalisme. Il y a là un problème insidieux : ces sites sont-ils des agences de com’ des éditeurs ou de vrais sites indépendants ? Quand on voit le scandale “Quantic-Dreams/Gamekult” qui n’ont pas du tout été soutenus par la profession pour les raisons expliquées plus haut, on peut avoir peur pour le journalisme vidéo-ludique !
It was my two cents.
Merci pour tout ce que tu fais Masque, j’adore !
Ouh-là, je vais devoir être éloquent.
La question n’était pas celle de l’indépendance de la presse à la base. C’était plus en mon sens une réflexion sur la place de l’actualité dans le jeu vidéo. Ca aurait tout aussi bien partir dans une discussion sur “l’impact de l’actu dans le média vidéoludique”.
Cependant, la discussion a bifurqué sur le fait que je considère que beaucoup de ce qui fait l’actu des sites d’actu est de l’information d’entreprise. Je dis ça en connaissance de cause. J’ai été pigiste un temps et les brèves que l’on est censé écrire sont divisées en deux entre “trucs intéressants” et “trucs qu’on vous dit de rendre intéressants”. Quand E.A. envoie douze nouveaux screens du prochain NFS, on les met. Ca fait plaisir à l’attaché de presse qui est payé à l’article. Le monde tourne et les gens sont payés: ce n’est pas grave en soi.
Qu’on propose le même contenu partout, avec la même critique douçâtre à douze balles: ça c’est le problème. Les gros sites existent pour une raison, ils ont un ton plaisant et une technique critique qui leur est propre. GameKult, par exemple, je les ai toujours trouvé assez rigoureux. Ils doivent exister, à tout prix. Si personne ne vit, ni ne fait vivre, les pros de la critique vidéoludique; les petits ne peuvent aspirer à rien d’autre qu’à défendre l’honneur du média.
Or, le problème de ces petits sites est très simple. Leur niveau moyen est assez bas, tant orthographiquement que philosophiquement, et leur taille les rend encore plus achetables que les très gros. De plus, le fait d’être amateur n’est pas une qualité. Même si certains fanzines sont la référence sur certains sujets; ce type de qualité est rare.
Et je me rends compte que j’ai totalement éludé ton point sur la courte citation. Mais si tu me connais, tu te rendras compte que c’est bien sur ce type de dispositions légales (fair use, droit de citation, etc.) que repose toute ma production.