MaSQuE et Kalyoz font des choses, Ep.1.

"Parler de la série Bubble Bobble en montant une bibliothèque IKEA."

MaSQuE et Kalyoz font des choses, Ep.1. MaSQuE et Kalyoz font des choses, Ep.1.

Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique.

HEIN?! HEIN?! PEUX-TU TEST?! HEIIIN?!

Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique. Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique.

Fahrenheit, Critique Cruelle.

Il fait froid. Vous venez d'assassiner un chauve à lunettes dans les toilettes d'un Diner américain. Que ferez-vous?

Fahrenheit, Critique Cruelle. Fahrenheit, Critique Cruelle.

Level Up#3: le défi.

Découvrez le troisième épisode de Level Up, l'émission vidéoludique produite par une coalition internationale de sites vidéoludiques! Toujours plus fort, toujours plus francophone!

Level Up#3: le défi. Level Up#3: le défi.

Michael Jackson’s Moonwalker, Critique Cruelle.

Il était le Tsar de la pop. Ils étaient menacés d'esclavagisme par Joe Pesci. Et ainsi le cadet des Jackson sauva les enfants du monde.

Michael Jackson’s Moonwalker, Critique Cruelle. Michael Jackson’s Moonwalker, Critique Cruelle.

Revus et Corrigés, un épisode de Push-Start.be

Pour fêter la nouvelle année, je vous propose quatre titres revus et corrigés tandis que je vous fais découvrir OLD STAR GAMES. Le magasin bruxellois axé rétrogaming.

Revus et Corrigés, un épisode de Push-Start.be Revus et Corrigés, un épisode de Push-Start.be

Brütal Legend, Critique Cruelle.

Eddie le dit: être roadie, c'est toute sa vie. Ce qu'il ne sait pas? Que ce sera aussi sa mort.

Brütal Legend, Critique Cruelle. Brütal Legend, Critique Cruelle.

F-Zero, Critique Cruelle.

Là où on va, on a pas besoin... de roues.

F-Zero, Critique Cruelle. F-Zero, Critique Cruelle.

Un jour dans la vie de Push-Start.be.

Minuit, l'heure du crime. C'est à ce moment précis que l'éternel Push-Start.be renaît de ses cendres pour vous comboisifier par son éternel comeback vidéoludique à la puissante éristique bombastique.

Un jour dans la vie de Push-Start.be. Un jour dans la vie de Push-Start.be.

Yellow Magic Orchestra; et l’électricité se fit musique.

août 2, 2008 by MaSQuE  
Filed under Articles.

Et la musique fut.

Le vingtième siècle fut musical, ou il ne fut pas. Dur d’imaginer l’impact d’un centenaire qui vit l’apparition de mouvements disparates variant du jazz au hard-rock et cela sur tout les continents de notre belle planète. Surtout sur l’Arctique. Cette évolution effrenée de l’expression mélodique de l’humain s’opéra dans un contexte particulier défini par une diffusion de plus en plus massive des oeuvres composées et l’évolution technologique qui permit de passer de Bartok à Bashung. Un nouveau monde s’ouvrait aux tympans de l’homo sapiens, le futur était là.

1978, l’homme se mécanise.

L’Europe se remet d’une récession sans précédent, le peuple pleure la disparition des golden-sixties, cette décennie où l’âge d’or de l’humanité semblait assuré par un système social paroxysmique et l’utilisation massive de psychotropes. L’apathie règne, Baudouin est Roi des belges. Malgré lui le badaud extralucide ne peut s’empêcher de réprimer un frisson : Sandra Kim n’a pas encore gagné l’Eurovision, Dschinghis Khan ne le gagnera jamais et Telex n’a pas encore eu l’honneur de ridiculiser la Belgique dans ce même évènement. Mais quelque part, une diode d’espoir éclaire les instruments de jeunes gens habillés en rouge.

Kraftwerk sort Die Mensch Machine dans une Allemagne qui n’est pas encore réunifiée. Une révolution se poursuit sur les bases de leur premier album de synthpop, Radio-Activity. Celle de la musique électronique. Cri synthétique d’une génération ayant lu Asimov dont Philip K. Dick est le mentor et qui si elle survit aux oeuvres de ce dernier se délectera bientôt des écrits de Dan Simmons. Les sinueuses surfaces des vyniles de ce quator font résonner sur la planète entière en mode analogique leur prémonition d’un futur digital à la mélancolie désabusée toute européenne. L’écho porte loin et bientôt une réponse nous parvient des confins de l’espace, les japonais ont inventé l’Electropop.

Yellow Magic Orchestra

Telle est la révélation nippone et le nom de leur premier album. L’idée vient d’un simple bassiste/claviériste nommé Haruomi Hosono, petit-fils du seul survivant japonais du Titanic. Il veut sortir un album studio utilisant la pointe de la technologie pour créér de nouveaux sons et va donc engager des musiciens pour l’accompagner. Yukihiro Takahashi est engagé car il sait simultanément chanter et jouer de la batterie, ce qui en soi est déjà presque miraculeux. Ryuichi Sakamoto, talentueux pianiste sorti de la Tokyo National University of Fine Arts est sélectionné pour sa virtuosité et sa capacité à utiliser de nouvelles technologies. (Certainement le plus indépendant du lot, il aura après l’aventure Y.M.O. une remarquable carrière solo. Il signera entre autres la musique du film Talons Aiguilles d’Almodovar, du Snake Eyes de Brian de Palma et jouera un capitaine maquillé face à David Bowie dans Merry Christmas Mr. Lawrence.) Le trio de base est formé et voguant sur une vague cosmique ils vont ébranler le Japon comme le ferait un tsunami électronique.

Grâce à une publicité pour les cassettes Fuji, leurs symphoniques envolées funky vibrent dans l’oreille interne de milliers d’auditeurs. Personne n’avait encore entendu un son pareil, sorte de funk électronique construit sur des bases classiques. Une légende nait et la coupe de cheveux Techno devient à la mode. (Elle est encore portée de nos jours par nombre de business-men employés dans divers zaibatsus des plus respectables.)

1979, Solid State Survivor

Leur second album leur assure un succès d’estime planétaire, ils joueront alors à travers le monde pour de petits comités d’érudits éclairés. Au Japon, les ventes phénoménales continuent. Rydeen, le single tiré de cet album est un chef d’oeuvre qui perce l’esprit et réarrange les neurones de celui qui l’écoute. Quintessence de puissance et d’efficacité dans l’exécution d’un des sytèmes rythmiques pop les plus compliqués de l’époque propulse son auditeur maintenant engoncé dans une armure de diamant vers l’espace intersidéral pour abattre un dragon mécanique par le simple pouvoir de la pensée. Ce charmant chef d’oeuvre kitsch qui bippe est encore régulièrement le titre le plus téléchargé sur iTunes au pays d’Ultraman. En France, les responsables de la localisation d’une série pour enfants se payent un des titres de leur second album pour confectionner leur générique de fin. Ironie, il s’agit d’X-OR 2.

Tighten Up

Remarqués lors d’un concert par des producteurs américains issus de chez A&M le groupe japonais effectuera un voyage vers le pays des French Fries. En Amérique, on ne sait comment qualifier ce son nouveau tellement plus riche que la méconnue musique électronique européenne. Au pif, on fera passer Y.M.O. dans l’émission télévisuelle essentielle des vibes afro-américaines : le légendaire Soul Train. C’est le seul groupe asiatique à y passer, l’une des rares formations non-noires à s’y produire. On aperçoit sur un coin de la piste un japonais danser le disco avec une femme faisant deux fois sa taille, il lui apprend le mouvement confectionné pour la chanson. Le Tighten Up. Un miracle se produit et le monde multicolore réuni dans cette salle se dandine de concert, suivant l’injonction chaloupée d’un humble salaryman. Le temps lui-même s’interrompt. Cinq minutes durent une éternité groovy.

Quelques tics plus tard, le présentateur interviewe stupéfait leur batteur, seul membre capable de feindre la maîtrise de rudiments d’anglais. Sa question : «Pouvez-vous rapporter votre musique à celle d’un autre groupe ? » La réponse de Takahashi vient après de longues secondes de réflexion. «Kraftwerk». Après un rire géné, Big Don Cornelius avoue ignorer de quoi il s’agit.
La boucle est bouclée.

Speak Your Mind

Tell us what you're thinking...
and oh, if you want a pic to show with your comment, go get a gravatar!