CheckPoint#2: Apple / Consoles portables.

Un podcast vidéoludique de qualité proposé par un de nos sites partenaires et portant mon sceau de qualité.

CheckPoint#2: Apple / Consoles portables. CheckPoint#2: Apple / Consoles portables.

Se sentir un peu à l’E³.

Frêle humain, je vous enjoins de lacer vos rangers, vous et moi partons en safari par l'esprit pour saisir au vif le zeitgeist du média vidéoludique d'aujourd'hui.

Se sentir un peu à l’E³. Se sentir un peu à l’E³.

Rockstar presents Table Tennis, Critique Cruelle.

Une saine histoire de sueur et de sens qui s'éveillent par la mixte manipulation de raquettes unisexes.

Rockstar presents Table Tennis, Critique Cruelle. Rockstar presents Table Tennis, Critique Cruelle.

Lanterne MaSQgiquE 01: X-OR, sa vie; son oeuvre.

Emprisonné dans une lanterne magique aux pouvoirs maléfiques un gars comme vous et moi doit survivre aux spectacles tendancieux proposés par l'esprit vivant dans... La Lanterne MaSQgiquE.

Lanterne MaSQgiquE 01: X-OR, sa vie; son oeuvre. Lanterne MaSQgiquE 01: X-OR, sa vie; son oeuvre.

Phelios, Critique Cruelle.

Filez vers l'Hélios juché sur un Pégase mythique capable de voguer sur les courants d'Eole pour sauver la princesse Artémis d'un salaud sadique nommé Typhon.

Phelios, Critique Cruelle. Phelios, Critique Cruelle.

Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique.

HEIN?! HEIN?! PEUX-TU TEST?! HEIIIN?!

Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique. Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique.

Killzone 2, Critique Cruelle.

Le FPS à la sauce hollandaise.

Killzone 2, Critique Cruelle. Killzone 2, Critique Cruelle.

18 Wheeler: American Pro Trucker – La Chronique du MaSQuE#5.

Dans ce dernier épisode de la première saison: kidnappé par un étrange personnage, aurai-je la force de démonter 18 Wheeler: American Pro Trucker sur GameCube.

18 Wheeler: American Pro Trucker – La Chronique du MaSQuE#5. 18 Wheeler: American Pro Trucker – La Chronique du MaSQuE#5.

Telephone Love: l’oeuvre de David Cage. (MaSQuE et Kalyoz font des choses: Ep.2)

Le plus grand duo du monde de la critique vidéoludique est de retour dans "Telephone Love: l'oeuvre de David Cage", leur seconde tentative afin de vous divertir aux moyens de technologies développées dans le grand secret par les américains dans les sixties pour s'envoyer sur la Lune.

Telephone Love: l’oeuvre de David Cage. (MaSQuE et Kalyoz font des choses: Ep.2) Telephone Love: l’oeuvre de David Cage. (MaSQuE et Kalyoz font des choses: Ep.2)

Yellow Magic Orchestra; et l’électricité se fit musique.

août 2, 2008 by MaSQuE  
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Et la musique fut.

Le vingtième siècle fut musical, ou il ne fut pas. Dur d’imaginer l’impact d’un centenaire qui vit l’apparition de mouvements disparates variant du jazz au hard-rock et cela sur tout les continents de notre belle planète. Surtout sur l’Arctique. Cette évolution effrenée de l’expression mélodique de l’humain s’opéra dans un contexte particulier défini par une diffusion de plus en plus massive des oeuvres composées et l’évolution technologique qui permit de passer de Bartok à Bashung. Un nouveau monde s’ouvrait aux tympans de l’homo sapiens, le futur était là.

1978, l’homme se mécanise.

L’Europe se remet d’une récession sans précédent, le peuple pleure la disparition des golden-sixties, cette décennie où l’âge d’or de l’humanité semblait assuré par un système social paroxysmique et l’utilisation massive de psychotropes. L’apathie règne, Baudouin est Roi des belges. Malgré lui le badaud extralucide ne peut s’empêcher de réprimer un frisson : Sandra Kim n’a pas encore gagné l’Eurovision, Dschinghis Khan ne le gagnera jamais et Telex n’a pas encore eu l’honneur de ridiculiser la Belgique dans ce même évènement. Mais quelque part, une diode d’espoir éclaire les instruments de jeunes gens habillés en rouge.

Kraftwerk sort Die Mensch Machine dans une Allemagne qui n’est pas encore réunifiée. Une révolution se poursuit sur les bases de leur premier album de synthpop, Radio-Activity. Celle de la musique électronique. Cri synthétique d’une génération ayant lu Asimov dont Philip K. Dick est le mentor et qui si elle survit aux oeuvres de ce dernier se délectera bientôt des écrits de Dan Simmons. Les sinueuses surfaces des vyniles de ce quator font résonner sur la planète entière en mode analogique leur prémonition d’un futur digital à la mélancolie désabusée toute européenne. L’écho porte loin et bientôt une réponse nous parvient des confins de l’espace, les japonais ont inventé l’Electropop.

Yellow Magic Orchestra

Telle est la révélation nippone et le nom de leur premier album. L’idée vient d’un simple bassiste/claviériste nommé Haruomi Hosono, petit-fils du seul survivant japonais du Titanic. Il veut sortir un album studio utilisant la pointe de la technologie pour créér de nouveaux sons et va donc engager des musiciens pour l’accompagner. Yukihiro Takahashi est engagé car il sait simultanément chanter et jouer de la batterie, ce qui en soi est déjà presque miraculeux. Ryuichi Sakamoto, talentueux pianiste sorti de la Tokyo National University of Fine Arts est sélectionné pour sa virtuosité et sa capacité à utiliser de nouvelles technologies. (Certainement le plus indépendant du lot, il aura après l’aventure Y.M.O. une remarquable carrière solo. Il signera entre autres la musique du film Talons Aiguilles d’Almodovar, du Snake Eyes de Brian de Palma et jouera un capitaine maquillé face à David Bowie dans Furyo.) Le trio de base est formé et voguant sur une vague cosmique ils vont ébranler le Japon comme le ferait un tsunami électronique.

Grâce à une publicité pour les cassettes Fuji, leurs symphoniques envolées funky vibrent dans l’oreille interne de milliers d’auditeurs. Personne n’avait encore entendu un son pareil, sorte de funk électronique construit sur des bases classiques. Une légende nait et la coupe de cheveux Techno devient à la mode. (Elle est encore portée de nos jours par nombre de business-men employés dans divers zaibatsus des plus respectables.)

1979, Solid State Survivor

Leur second album leur assure un succès d’estime planétaire, ils joueront alors à travers le monde pour de petits comités d’érudits éclairés. Au Japon, les ventes phénoménales continuent. Rydeen, le single tiré de cet album est un chef d’oeuvre qui perce l’esprit et réarrange les neurones de celui qui l’écoute. Quintessence de puissance et d’efficacité dans l’exécution d’un des sytèmes rythmiques pop les plus compliqués de l’époque propulse son auditeur maintenant engoncé dans une armure de diamant vers l’espace intersidéral pour abattre un dragon mécanique par le simple pouvoir de la pensée. Ce charmant chef d’oeuvre kitsch qui bippe est encore régulièrement le titre le plus téléchargé sur iTunes au pays d’Ultraman. En France, les responsables de la localisation d’une série pour enfants se payent un des titres de leur second album pour confectionner leur générique de fin. Ironie, il s’agit d’X-OR 2.

Tighten Up

Remarqués lors d’un concert par des producteurs américains issus de chez A&M le groupe japonais effectuera un voyage vers le pays des French Fries. En Amérique, on ne sait comment qualifier ce son nouveau tellement plus riche que la méconnue musique électronique européenne. Au pif, on fera passer Y.M.O. dans l’émission télévisuelle essentielle des vibes afro-américaines : le légendaire Soul Train. C’est le seul groupe asiatique à y passer, l’une des rares formations non-noires à s’y produire. On aperçoit sur un coin de la piste un japonais danser le disco avec une femme faisant deux fois sa taille, il lui apprend le mouvement confectionné pour la chanson. Le Tighten Up. Un miracle se produit et le monde multicolore réuni dans cette salle se dandine de concert, suivant l’injonction chaloupée d’un humble salaryman. Le temps lui-même s’interrompt. Cinq minutes durent une éternité groovy.

Quelques tics plus tard, le présentateur interviewe stupéfait leur batteur, seul membre capable de feindre la maîtrise de rudiments d’anglais. Sa question : «Pouvez-vous rapporter votre musique à celle d’un autre groupe ? » La réponse de Takahashi vient après de longues secondes de réflexion. «Kraftwerk». Après un rire géné, Big Don Cornelius avoue ignorer de quoi il s’agit.
La boucle est bouclée.

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