MaSQuE et Kalyoz font des choses, Ep.1.

"Parler de la série Bubble Bobble en montant une bibliothèque IKEA."

MaSQuE et Kalyoz font des choses, Ep.1. MaSQuE et Kalyoz font des choses, Ep.1.

Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique.

HEIN?! HEIN?! PEUX-TU TEST?! HEIIIN?!

Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique. Peux-tu test? Ou comment critiquer le médium vidéoludique.

Fahrenheit, Critique Cruelle.

Il fait froid. Vous venez d'assassiner un chauve à lunettes dans les toilettes d'un Diner américain. Que ferez-vous?

Fahrenheit, Critique Cruelle. Fahrenheit, Critique Cruelle.

Level Up#3: le défi.

Découvrez le troisième épisode de Level Up, l'émission vidéoludique produite par une coalition internationale de sites vidéoludiques! Toujours plus fort, toujours plus francophone!

Level Up#3: le défi. Level Up#3: le défi.

Michael Jackson’s Moonwalker, Critique Cruelle.

Il était le Tsar de la pop. Ils étaient menacés d'esclavagisme par Joe Pesci. Et ainsi le cadet des Jackson sauva les enfants du monde.

Michael Jackson’s Moonwalker, Critique Cruelle. Michael Jackson’s Moonwalker, Critique Cruelle.

Revus et Corrigés, un épisode de Push-Start.be

Pour fêter la nouvelle année, je vous propose quatre titres revus et corrigés tandis que je vous fais découvrir OLD STAR GAMES. Le magasin bruxellois axé rétrogaming.

Revus et Corrigés, un épisode de Push-Start.be Revus et Corrigés, un épisode de Push-Start.be

Brütal Legend, Critique Cruelle.

Eddie le dit: être roadie, c'est toute sa vie. Ce qu'il ne sait pas? Que ce sera aussi sa mort.

Brütal Legend, Critique Cruelle. Brütal Legend, Critique Cruelle.

F-Zero, Critique Cruelle.

Là où on va, on a pas besoin... de roues.

F-Zero, Critique Cruelle. F-Zero, Critique Cruelle.

Un jour dans la vie de Push-Start.be.

Minuit, l'heure du crime. C'est à ce moment précis que l'éternel Push-Start.be renaît de ses cendres pour vous comboisifier par son éternel comeback vidéoludique à la puissante éristique bombastique.

Un jour dans la vie de Push-Start.be. Un jour dans la vie de Push-Start.be.

Iron Man: le flim.

mai 11, 2008 by MaSQuE  
Filed under Articles.

Marvel Comics

JPG - 9.4 ko

Deux mots symboliques et Stan Lee arrive à captiver l’imagination de milliers de lecteurs à travers le monde avec ses comics taillés pour un public nouveau et peu exploité, à savoir l’adolescent. On peut voir en chacun des héros de cette maison d’édition le reflet psychanalytique simpliste d’une frustration ou d’un désir caractéristique de ce moment trouble de nos existences. Spiderman représente l’envie de liberté propre aux jeunes hommes et se permet de nous étaler une énorme couche de pathos sur la responsabilité inhérente à cette émancipation afin de s’assurer que celle-ci ne se fasse pas au détriment fatal de ceux que l’on aime. Hulk est une métaphore banale pour la violence potentielle de quantités de professeurs en chimie atomique transformés de manière routinière en monstres véridiens lors d’une confrontation mano a mano avec une bombinette à rayons gamma.

Evidemment un contre-exemple existe, le Vengeur Doré que l’on nomme Iron Man…

1963: Vietnam et Iron Man

JPG - 5.2 koStan Lee et Jack Kirby sont encore dans la période dorée de leur collaboration artistique. Ces deux hommes sont respectivement : le plus efficace concepteur de personnages populaires du siècle dernier et le seul dessinateur de comics reconnu par ses pairs comme le « King ». Ils forment alors le couple créatif responsable des plus grands succès de la compagnie et de certains des personnages les plus iconiques de toute l’histoire graphique moderne. Seul l’hermite le plus louable ignore la perfection fluide des designs originaux, la force conceptuelle représentés par des personnages comme les Quatre Fantastiques, Spiderman ou Captain America. 1963, si cette année est certes connue comme étant celle de l’apparition d’Iron Man dans le trente-neuvième numéro de la série Tales of Suspense, elle l’est surtout comme l’année où l’Amérique va casser du coco au Vietnam sous l’impulsion tangible du très mort Kennedy.

Riz cantonné

La guerre du Vietnam, cette course corsée à la déforestation massive de milliers d’innocents êtres sylvains, est le brouet dans lequel Iron Man est forgé. Flashback sur les sixties. Anthony Stark génial milliardaire concepteur d’inventions révolutionnaires est en visite au pays d’Ho Chi Minh où il étale au milieu de la brousse son physique de playboy calqué sur celui d’Howard Hughes. Une mine posée par les forces révolutionnaires explose incrustant moultes minimes morceaux de shrapnel dans la région thoracique de notre super-chien capitaliste. Capturé, mourant, il est chargé par le chef des disciples Maoïstes locaux de créer pour lui l’arme ultime. Audacieux mais mal barré, notre flamboyant américain à la moustache impeccable convainc son compagnon de cellule de lui construire une plaque thoracique dotée d’un jeu d’électro-aimants chargé de garder les particules metalliques grevant son corps le plus loin possible de son palpitant. Quelques cases plus tard, Tony Stark est doté d’une armure grise lui conférant la force de dix hommes, le vol et surtout la possibilité d’avoir l’air d’une gigantesque boite à conserve foutrement furax. En deux pages, le cardiaque titan d’acier s’enfuit, bute des communistes et sauve James Rhodes un pilote de l’U.S. Air Force dont l’avion vient d’être abattu. À l’époque le personnage de Stark/Iron Man représentait la suprématie de la technologie américaine et du génie individualiste sur les foules de péquins rouges proposé par le système totalitaire d’en face. De nos jours, l’Amérique voit sa dette rachetée par les ennemis chinois d’antan et le mythe du Vengeur Doré a changé de sens. Le film sorti sur nos écrans en 2008 est révélateur de ce bouleversement mythologique.

« Yeah, I can fly »

Cut sauvage vers l’an 2008, où les femmes sont standardisées et les hommes font de la muscu pour se taper des franges. Jon Favreau, réalisateur médiocre responsable d’Elf avec Will Ferrell, réussit l’improbable. Il sauve d’un développement infructueux le projet cinématographique sur l’Homme de « Faire ». (Précision, il sauve ce projet qui était tombé à l’eau après que Tom Cruise, ce samuraï extrêmiste scientiste au goût stupidité, se soit défait à la dernière minute de sa double casquette d’acteur/producteur). En plus, cerise sur le blockbuster, le film est bon. Sa version moderne reprend les grandes lignes : un milliardaire concepteur d’armes géniales est explosé au shrapnel dans une zone de conflit. Mais ici, c’est en Afghanistan et par l’une de ses propres créations que Tony est estropié. Symbole fort du manque d’assurance du peuple américain de nos jours, même leur héros est endommagé par le complexe militaro-industriel qui soutient la croissance de leur économie. Éclopé par sa propre main il doit alors déjouer les manigances internes de sa compagnie Stark Industries tout en se battant avec une prise de conscience philosophique résumable par ces quelques syllabes « sérieux, corneguidouille, mes armes tuent aussi des innocents ». Ah, et ceint dans son impénétrable armure rouge et or, il sauve un peu le monde.

« I’m an army »

En quatre décennies, ce savant playboy défenseur du mode de vie américain est devenu un pion dans des machinations industrielles visant à rétablir la suprématie de sa superpuissance natale. Pire, son seul but dans cette version contemporaine est de gommer le mal qu’il a fait, à son insu, pour le compte de l’armée de son pays. Certains y verront l’aveu d’impuissance d’une nation qui doute d’elle-même, d’autres y verront tout simplement un petit coup frondeur branchouille de la part du réalisateur. On peut même imaginer que je vois des détails futiles dans une oeuvre de consommation massive dénuée d’intérêt. Mais le propre du super-héros est de fournir un symbole de la puissante bonté du genre humain. Chacun de ces archétypes bêbêtes est censé nous inspirer à être sensiblement meilleurs. Certes nous ne sauverons pas le monde et nul ne le fera à notre place, mais un bref instant nous aurons cru que c’était possible. Or, quand un héros connu pour être une armée d’un seul homme ne cherche même plus à sauver la planète, mais juste à annuler le poids néfaste de ses actions passées ; on ne peut que remarquer que l’Iron Man est devenu flower power sur le tard.

Comments are closed.